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  • Publié le : 6 septembre 2010
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Milan VUJISIC. Professeur agrégé d’Economie et Gestion

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Les nouvelles théories du commerce international
Dans les années 80, l’approche jusqu’alors dominante est supplantée par « une nouvelle théorie du commerce international » dont l’initiateur le plus connu est Paul Krugman. La nouveauté est au demeurant très relative, dans la mesure où cette « nouvelle théorie » prolonge en réalité destravaux plus anciens qui avaient aussi pour objectif d’expliquer les caractéristiques du commerce international contemporain : - le commerce international se développe le plus entre des nations de niveau de développement comparable, aux dotations factorielles identiques (l’Allemagne est le premier partenaire économique de la France). - les échanges intrabranches occupent une part significativedans le commerce mondial. - la théorie traditionnelle ne laisse aucune place aux firmes multinationales et au commerce intrafirme, puisque selon elle ce sont les nations et elles seules qui échangent. Alors que dans la réalité, les échanges entre des filiales de FMN implantées dans les différents pays, qui échappent aux « logiques du marché », représentent plus du tiers du commerce mondial demarchandises Les nouvelles théories se présentent donc comme concurrentes de la théorie traditionnelle et prétendent expliquer ces faits, en utilisant de nouveaux outils. Alors que la théorie HOS par exemple s’inscrit dans le cadre de la concurrence pure et parfaite, les nouvelles théories privilégient la concurrence imparfaite. Les références aux rendements croissants et à la différenciation du produitdeviennent alors une évidence pour les nouvelles théories.

I)

Echanges internationaux et rendements croissants

La théorie traditionnelle pose l’hypothèse de rendements constants. La spécialisation internationale n’est déterminée que par des différences figées de coûts de production (l’avantage comparatif), expliquées entre autres par des dotations naturelles de facteurs de production.Dans cette théorie, la taille des nations n’a aucun impact sur la spécialisation internationale. Que se passet-il, au contraire, si les coûts de production diminuent avec les quantités produites ? 1) Les différents cas de rendements d’échelle croissants. Alfred Marshall (1879) a été le premier à introduire la distinction fondamentale entre les économies d’échelle internes et externes à la firme. Leséconomies d’échelle internes. C’est l’augmentation de la taille de l’entreprise, et elle seule qui conduit à ces économies d’échelle, qui peuvent provenir d’économies réalisées sur l’organisation interne de la firme ou encore de l’existence de coûts fixes (La fonction de production présente des rendements d’échelle croissants si f(λK,λL)>λf(K,L) avec λ>1, dans ce cas la production d’une grandefirme est supérieure à la somme des productions d’entreprises plus petites). Les économies d’échelle externes. Il existe des économies d’échelle externes lorsque l’efficacité d’une firme quelconque est influencée positivement par la taille du secteur ou du pays. Lorsque de telles économies existent, toutes les entreprises du secteur, alors qu’elles gardent la même taille, voient leurs coûts deproduction diminuer suite à une augmentation de la production globale. Le coût unitaire de production dépend alors de la taille du secteur, mais pas de celle de la firme spécifiquement. C’est le cas par exemple, lorsque les industries sont concentrées dans un lieu donné (cf. Silicon Valley), ce qui leur permet de bénéficier d’infrastructures plus développées, d’une offre de services plus appropriée ouencore d’une offre de travail spécialisée plus compétente et plus productive ainsi que de « retombées en connaissances » plus importantes (diffusion du savoir et amélioration des connaissances par l’imitation ou la collaboration).

Milan VUJISIC. Professeur agrégé d’Economie et Gestion

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2) Les rendements croissants : une explication « endogène » de la spécialisation internationale. Les...
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