Du bon usage de la nature

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  • Publié le : 12 décembre 2010
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Société et Environnement

Fiche de lecture

Du bon usage de la nature

1. Présentation de l’ouvrage (problématique, objectifs)

2. Structure (Plan)

3. Analyse/ Explication des thèses centrales

4. Evaluation

Introduction
Les auteurs : Catherine Larrère : spécialiste de la philosophie morale et politique. Elle a développé sa réflexion et sa recherche dans deux directions :l’histoire des théories politiques et économiques à l’époque moderne et les questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale

Raphaël Larrère, est un ingénieur agronome et sociologue.

Cet ouvrage Du bon usage de la nature montre la nécessité de développer une nouvelle vision de la nature qui devrait dépasser l’opposition traditionnelle du naturalisme et de l’humanisme. Ainsi ilintroduit d’un nouveau naturalisme.

Dans les années 70, la réflexion morale s’est donné un nouvel objet : ‘l’environnement’. C’est ainsi que l’éthique environnementale s’est développé. Cette éthique environnementale est philosophique donc universaliste. Elle s’interroge sur les rapports de l’homme et de la nature pour en faire apparaître la dimension morale, et inclure les entités naturelles,voire la nature ou la biodiversité comme un tout, dans notre souci morale.

La partie Introduction de l’ouvrage : Qu’est-ce que la crise environnementale ? Que cette crise existe ? La crise environnementale est devenue l’objet d’une préoccupation commune et d’un débat public. Cela a suscité critiques et oppositions :
Il est assez communément admis, maintenant, que nos rapports avec la nature nesont pas uniquement affaire de capacités techniques, mais engagement des normes éthiques.
La nature, comme matière extérieure et neutre dont nous pouvions faire ce que nous voulions, et à l’égard de laquelle nous n’avions aucune responsabilité, n’existe plus. Elle est notre œuvre, nous y avons placé notre volonté, elle est en notre pouvoir, et nous en sommes comptables devant les générationsfutures. La crise, ainsi, marquerait l’accomplissement de la modernité.
Affirmer la fin de la nature est donc une thèse dangereuse, car cela ne permet pas de prendre en compte l’insuffisance, pourtant prévisible, de nos connaissances.
Il n’y a pas de technosphère, mais une technonature, qui comprend nos œuvres : celles que nous construisons avec les processus naturels et celles qui nous quittentet dont le devenir naturel échappe à notre maintenance.
La nature existe toujours, et le problème ne vient pas de ce qu’elle nous a fait défaut, mais que nous avons fait comme si elle n’existait pas, comme s’il n’y avait plus que des mécaniques.
L’idée de la fin de la nature est manifestement fausse. Elle repose néanmoins sur une constatation juste. Si l’on entend par nature ce qui nous estradicalement extérieur, il n’y en a plus.
« La Constitution moderne », selon l’expression de Michel Serres ou de Bruno Latour, effectue un partage qui redistribue ce qui nous est donné selon les deux pôles du naturel et de l’artificiel (ou du culturel). Nous ne pouvons plus faire ce partage, nous ne rencontrons plus que des « objets hybrides » (mixtes de nature et de culture). La criseenvironnementale elle-même est un objet hybride.
La nature, comme extériorité radicale, est certainement morte. Nous avons maintenant les moyens de saisir un parcours continu, celui de l’interaction du naturel et du social ; déclarer la fin de la nature, c’est considérer qu’il n’est pas d’autre conception possible de la nature que celle qu’impliquait ce partage.
Dans le procès fait auxenvironnementalistes, leur façon de parler de nature n’était qu’une façon d’attaquer l’humanité. Il est vrai que ce que l’on appelle « naturalisme » n’a souvent été qu’une façon d’imposer comme une nécessité naturelle l’arbitraire d’un pouvoir, ou l’immoralité d’un désir égoïste. Tout naturalisme est-il nécessairement antihumaniste ?
La conception grecque de la nature a su associer une théorie physique et une...
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