Du contrat social chapitre 1 du livre1

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2274 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 juillet 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Résumé du chapitre I
Etudions dès à présent le chapitre I du livre 1, intitulé « Sujet de ce premier livre ». Nous savons que la question à laquelle répond ce premier livre est : « Quels sont les fondements légitimes de l’ordre social ? »
Le chapitre II nous apprend que cela ne peut être la nature et les chapitres III et IV que cela ne peut être non plus la force. Pour trouver les fondementslégitimes de l’ordre social, il faut remonter à une première convention Chapitre V. Le chapitre VI nous apprend que cette première convention c’est le pacte social dont les principes seront développés dans les trois derniers chapitres du livre I, chapitres VII, VIII et IX.
Le premier chapitre comporte deux paragraphes : dans le premier, Rousseau précise le problème qui sera examiné dans le livre 1et dans le second, Rousseau donne la solution à ce problème, solution qu’il faudra démontrer.

Etude du premier paragraphe : le problème
Commençons par lire et à analyser le premier paragraphe de ce chapitre. Cette analyse suivra quatre moments …
Tout d’abord, nous développerons l’idée selon laquelle est né libre pour ensuite comprendre ce qui fait que l’homme demeure cependant partout dans lesfers, c’est-à-dire esclave. A ce propos, nous verrons que pour Rousseau que l’esclave n’est pas celui que l’on croit. Enfin nous poursuivrons, si la chose est possible, par l’étude du passage de l’état de nature à l’état civil, du passage de la liberté à l’esclavage. En effet, comprendre comment ce passage s’est effectué c’est comprendre comment l’homme pourtant naturellement libre et dans lasociété devenu esclave, c’est alors que nous pourrons saisir le problème que soulève Rousseau.
a) L’homme est né libre
Selon Rousseau, dans l’état de nature, l’homme était libre de jouir de ses forces, était libre de les employer sans entrave. Ce qu’il faut comprendre c’est que cette liberté initiale de l’homme était une conséquence du fait de la solitude originaire des hommes. Selon Rousseau, eneffet, les hommes vivaient épars et isolés. Ainsi, dans cette solitude, nul ne pouvait s’opposer aux désirs des uns et des autres. L’homme pouvait donc jouir en toute quiétude et pleinement de ses forces, et ce, sans entrave. La question est donc de savoir ce qui a fait que les hommes se retrouvent dans l’état civil aussi peu libres.
- La liberté naturelle n’est pas la liberté absolue
Il ne fautpas exagérer cette liberté naturelle en la considérant comme parfaite et absolue. Selon Rousseau cette liberté originaire de l’homme, cette liberté naturelle n’est pas liberté absolue. Il ne faut pas la voir comme une indépendance totale, cette indépendance n’est que par rapport aux autres hommes, puisqu’il vit de manière éparse et isolée. L’homme dépend de la nature. Que signifie cette dépendancede l’homme à l’état de nature vis-à-vis de la nature. On trouve la réponse à cette question au chapitre VIII du Contrat Social : « la liberté naturelle n’a pour bornes que les forces de l’individu ». Les forces de l’homme c’est bien la dimension naturelle de l’homme. Et il se trouve que les forces de l’homme sont plutôt limitées. Il dépend donc de sa propre nature. Il dépend aussi de la natureextérieure, bêtes sauvages, aléas climatiques etc… Ainsi, dire que l’homme est né libre, c’est dire que l’homme est naturellement indépendant par rapport à autrui et non par rapport à la nature.
- Liberté naturelle, donc liberté inaliénable
Rousseau en exprimant cette idée de l’homme libre à l’état de nature s’oppose à l’affirmation de Bossuet que « les hommes naissent sujets ». Pour Bossuet, ily a l’idée parmi les hommes de l’existence d’un asservissement naturel. Il semble suivre la vieille idée d’Aristote qui considère qu’il y a des hommes qui naissent pour obéir et d’autres qui naissent pour commander. Chez ces deux auteurs, on ne peut pas dire que la liberté est ce qui appartient en propre à l’homme. C’est contre cette thèse que Rousseau affirme la sienne, à savoir celle de...
tracking img