Du contrat social - rousseau

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  • Publié le : 7 janvier 2010
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Du contrat social de Rousseau

Le contrat social énonce les conditions d’une vraie communauté politique. Rousseau va chercher tout au long Du contrat social à définir les différents acteurs politiques ainsi que leur rôle au sein de la communauté politique. Dans cet ouvrage, Rousseau considère que la communauté politique est une république, dont l’intérêt est l’intérêt général, ce qui impliquela souveraineté du peuple. Seul le peuple décide et vote les lois. Il est le seul à détenir le pouvoir législatif. Le peuple est une unité de volonté qui se constitue par une unité sociale. Il n’est qu’un. Le pouvoir exécutif qui se traduit par un gouvernement peut prendre plusieurs formes spécifiques à chaque peuple. Il semble que la phrase suivante résume assez bien l’idée de Rousseau :
« Il nefaut plus se demander à qui il appartient de faire des lois, puisqu’elles sont des actes de la volonté générale ; Ni si le prince est au-dessus des lois, puisqu’il est membre de l’Etat ; ni si la loi peut-être injuste, puisque nul n’est injuste envers lui-même ; ni comment on est libre et soumis aux lois, puisqu’elles ne sont que des registres de nos volontés. »

Dans le livre premier, aprèsavoir affirmé que « l’homme est né libre et que partout il est dans les fers », Rousseau va chercher dans les chapitres suivants non pas l’origine de cette situation mais plutôt comment cette situation peut être rendue légitime. Il va alors faire un raisonnement tendant à prouver que les conventions sont la seule base de l’autorité légitime.
Pour cela, il s’interroge sur la nature des premièressociétés et l’origine du contrat social. Pour lui, la plus ancienne société est la famille et c’est la seule société naturelle « encore les enfants restent-ils lié au père qu’aussi longtemps qu’ils ont besoin de lui pour se conserver. Sitôt que ce besoin cesse, le lien naturel se dissout. ( … ) S’ils continuent de rester unis ce n’est plus naturellement, c’est volontairement, et la famille elle-mêmene se maintient que par convention. Toutes les autres sociétés sont fondées sur des conventions. Puis il va prouver qu’on n’est obligé d’obéir qu’aux puissances légitimes et la force ne fait pas le droit. Ainsi, le droit du plus fort n’existe pas, il est nul. Donc, « puisqu’aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc lesconventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes. ».
Pour Rousseau, l’homme est né libre et perd sa qualité d’homme dés qu’il perd sa liberté. Ainsi, celle-ci est inaliénable. Dans ce raisonnement, il en déduit que le droit d’esclavage est nul tout comme le droit du plus fort, « non seulement parce qu’il est illégitime, mais parce qu’il est absurde et ne signifie rien. ». Il est eneffet absurde si l’on suit son raisonnement de dire « je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit, que j’observerais tant qu’il me plaira et que tu observeras tant qu’il me plaira. ». Ainsi, tout ceci ne fait pas de communauté politique, il y a une différence entre soumettre une multitude et régir une société. Rousseau montre que quand des hommes sont soumis à un seul, cen’est qu’une agrégation et non pas une association et lorsque celui qui asservit les autres disparaît, il n’y a pas d’unité, de liaison entre les personnes qu’il a asservit.
Ainsi Rousseau en vient à chercher l’acte par lequel un peuple devient un peuple, une unité car cet acte est selon lui le vrai fondement de la société, c’est la première convention.
Il cherche alors à définir le pactesocial. Pour lui, l’homme est à l’état de nature est un être primitif et solitaire mais les conditions naturelles ont poussé les hommes à former par agrégation une somme de force pour leur propre conservation. Il a fallut aux hommes « trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle, chacun s’unissant à tous...
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