Du local au mondial : les territoires contemporains

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  • Publié le : 12 mars 2010
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Du local au mondial : l’économie culturelle

La première question est la suivante : qu’est-ce que l’économie culturelle ?
L’économie culturelle est un ensemble de secteurs d’activités économiques, comme le cinéma, les programmes télévisuels, la musique, l’artisanat, la bijouterie, la mode ou les meubles et plus encore. La définition des biens symboliques est qu’ils ont une fortesignification esthétique. Il est très difficile de faire une distinction entre l’économie culturelle et le reste : il y a plutôt une sorte d’ensemble qui va des produits purement symboliques, comme la musique, vers des produits purement utilitaires, comme le ciment. Enormément de produits se situent entre ces deux cas, comme les lunettes, les voitures, les ustensiles de cuisine, etc. qui sont un mélangeentre utilitaire et symbolique. Leurs distinction est quasiment impossible.
Dans le capitalisme moderne, il y a un double sens entre culture et économie. Cela pose énormément de problèmes. On s’interroge sur les conséquences de l’implication du capitalisme dans la création de la culture. Dans le capitalisme moderne, il y a de plus en plus, d’un côté, une marchandisation de la culture et del’autre côté, une esthétisation de la marchandise. Un double sens apparaît donc entre l’économie et la culture ; on trouve l’économie dans la culture et la culture dans l’économie.
Autre constatation : les industries culturelles, devenues un moteur puissant du capitalisme moderne, représentent une grande part de la croissance économique et des emplois, et comptent désormais pour une grandeproportion dans le PIB des pays développés tels que la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Angleterre, etc.
Cela entraîne un certain nombre d’interrogations, comme par exemple : qu’est-ce que la culture produite par des firmes capitalistiques ? Par des firmes qui suivent la loi de la péréquation du taux de profit et la loi de l’offre et de la demande. Ceci fait référence à la vieille question durapport entre le commerce et l’art, abordée dans les années 40 par les membres de l’école de Francfort (Th. Adorno et autres) qui avait un regard très critique et négatif sur les effets de ce phénomène sur la classe ouvrière. Cela rappelle aussi un autre débat aux Etats-Unis, chez les post-modernistes, inspirés notamment par les théories dé-constructionnistes et dé-structuralistes françaises, quiprocédaient à une distinction très nette entre culture "haute" et culture "basse". Cependant, le rapprochement actuel entre l’économie et la culture représente la possibilité pour nous de repenser cette distinction dépassée.
Quand on parle de l’industrie culturelle, la première question que se pose le géographe doit être celle de la localisation de cette activité. Cette localisation est multiple.D’abord, dans les grandes métropoles mondialisées : surtout dans les villes comme Paris, Londres, Los Angeles, New York, Tokyo, etc. C’est dans ces grandes villes que l’on voit le foisonnement de toutes ces industries du cinéma, du design, de la mode, etc. Mais ce n’est pas exclusivement dans ce cadre géographique ; cela se manifeste aussi dans de petites villes artisanales ou touristiques, oudans des lieux de festivals, ou encore dans des centres historiques, etc. C’est très hétéroclite : les industries culturelles sont donc surtout concentrées dans les grandes métropoles, mais sont aussi très présentes dans d’autres types de villes moins importantes.
Une des premières manifestations de l’économie culturelle est l’industrie du patrimoine (héritage), le réaménagement du paysage, lamarchandisation des villes, le réaménagement des friches industrielles, etc. Par exemple, à Bilbao ou à Berlin, on a complètement réaménagé d’anciens paysages industriels en paysages de "l’environnement" et de la "culture", afin d’attirer des investissements extérieurs et les cadres, et d’encourager ainsi le développement économique.
L’important ici n’est pas tant le rôle du paysage dans la...
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