Dumarais, le philosophe

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  • Publié le : 6 décembre 2010
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Dumarais :

César Chesneau, sieur Dumarais, est né à Marseille le 17 juillet 1676, et est mort le 11 juin 1750. Il fût un illustre grammairien et philosophe du siècle des Lumières.

• L’encyclopédie, Dumarais, « Le Philosophe » :

Intro :
Travail collectif, l’Encyclopédie est une œuvre majeure du XVIIIème siècle. Réalisée sous la direction de Diderot et D’Alembert entre 1751 et 1772,il aboutit à la publication de 27 volumes de planches et d’articles. Le mouvement des Lumières est créé par les penseurs européens, dont la plupart sont des philosophes ou polygraphes. C’est eux qui forgent les limites des Lumières, ses idéaux, et ses contraintes. Animés par une volonté de ludisme, de la propagation du savoir, et du combat contre le dogmatisme et l’ignorance, ils marqueront toutle XVIIIème siècle et à travers tout les arts et toutes les sciences. Dumarais, dans son article intitulé « Le Philosophe », au sein de l’encyclopédie pose les bases de ce nouvel Esprit, en définissant et délimitant la personnage du philosophe.
Ainsi, nous pouvons nous demander comment Dumarais fait du philosophe le symbole de l’Esprit des Lumières ?
Dans un premier temps nous verrons comment laraison philosophique de la tradition est porter au rand d’un véritable « culte » de la raison, puis nous verrons en quoi le philosophe doit faire partie du monde et aller vers lui, in fine, nous verrons en quoi il est un idéal politique et révolutionnaire.

Plan :

I_ Un culte de la Raison :

1) Entre action et connaissance de soi.
Dumarais, dès le début ne rompt pas avec la traditionphilosophique et la bivalence générale du philosophe : la raison pratique, et la raison théorique (« à agir sans sentir, ni connaître les causes »). Les « autres hommes » n’auraient pas cette bivalence, en fait s’il y a bivalence de la raison qui pousserait tantôt le philosophe à agir, tantôt à le faire théoriser, ce qui différencie les hommes des philosophes est que ces derniers se fixent commeprincipe de vie la raison : tout ce qu’ils font est fondé sur la pensée et la réflexion. Dumarais ne nous dit pas que les hommes ne pensent pas avant d’agir, mais il nous dit qu’il ne le font pas systématiquement, et la métaphore de l’horloge montre bien que c’est pour le philosophe une attitude systématique, une habitude, comme un mécanisme incessant qui se grippe tout seul face à une situation.2) La Sagesse et la Tempérance.
L’auteur reprend un autre systématisme traditionnel de la pensée philosophique, celui de la tempérance rationnelle des passions de l’âme. Ici nous pensons bien sûr aux stoïciens pour qui le logos (l’ordre universel rationnel) est la valeur de la sagesse. En effet, la passion plonge l’homme dans les « ténèbres », c’est-à-dire qu’il est comme aveuglé par sespassions (ses désirs) ainsi il avance dans le noir au grès des focalisations de son désir et de ses passions, et a un agissement déterminé par autre chose que sa volonté, par l’objet de son désir (la raison a donc pour but de rendre indépendant l’homme des objets autour de lui). Mais alors, il ne peut arriver à se connaître soi-même (comme Socrate le préconisait), ainsi il reste dans l’ignorance. C’estdonc en lanterne que la raison ne nie pas les passions, mais les guide (« il marche la nuit, mais est précédé d’un flambeau »). La métaphore de la raison dans l’image du flambeau fait bien évidement penser au Lumières, qui veulent guider les esprits et les sortir de l’ignorance. Cependant i la raison est comparée à la grâce chrétienne, il semblerait qu’elle ne soit pas nécessaire au philosophe,en effet, le philosophe peut être croyant s’il le veut (cf.Descartes), mais pour Dumarais la religion n’est pas à même de combler la soif de savoir rationnel du philosophe. Ainsi il place le philosophe dans la lignée des libertins du XVIIème siècle (cf.Dom Juan), précurseurs de l’athéisme.

3) La quête de la Vérité.
« La vérité n’est pas pour le philosophe une traîtresse qui corrompe son...
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