Dynamiques territoriales

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Licence A.E.S. 2° – Interprétation des dynamiques territoriales – 2010/2011

PREMIÈRE PARTIE :

LA NOTION GÉNÉRALE D'ESPACE

CHAPITRE 1

PREMIÈRE APPROCHE

1.1 ÉTYMOLOGIE
Le mot "espace" vient du latin spatium : étendue, distance, intervalle.

1.2 CONCEPTION GÉNÉRALE POSSIBLE
"Milieu abstrait dans lequel nous localisons nos perceptions",
cette notion ayant été érigée en réalitépar certains philosophes.

1.3 CRITIQUE DU RECOURS À L'ÉTYMOLOGIE
ET DE LA CONCEPTION GÉNÉRALE

Ce sont des tautologies, au sens péjoratif du terme.

Rappel : une tautologie, c'est une proposition dont le prédicat ne dit rien de plus que le sujet.

Le sujet, c'est ce qui est décrit = ce dont on parle. (C'est aussi le sujet au sens grammatical.)

Le prédicat, c'est la description = cequ'on attribue au sujet (en général, avec un verbe).

Ici, on a des tautologies, dans la mesure où la définition des termes indiqués nécessite elle-même le recours à la notion d'espace.

Comme cela nous laisse insatisfaits, il faut pousser plus loin la réflexion. Cela a été fait au fil des siècles par des philosophes et physiciens, en particulier des philosophes qui étaient en même tempsphysiciens.
Fin du chapitre.

CHAPITRE 2

L'APPROCHE PHILOSOPHIQUE DE BASE À LA NOTION D'ESPACE

Dans son essence, l'espace est un problème métaphysique, au même titre que la matière, le temps, l'énergie. Philosophes et physiciens se sont efforcés d'en approcher la nature.

2.1 RAPPEL DES CONCEPTS PHILOSOPHIQUES DE BASE

A) L'ÊTRE

1) Définition possible
C'est ce qui est, indépendammentde ses déterminations particulières (c'est-à-dire de ses variantes).

2) Critique de la définition, d'après Blaise PASCAL

Toute définition nécessite l'utilisation du verbe "être".

La définition donnée est donc une double tautologie, puisqu'on utilise le même verbe à l'infinitif substantivé ("être") et deux fois à l'indicatif.

3) Recherche de concepts plus nuancés

a) PARMÉNIDE etd'autres philosophes grecs.
L'être, c'est ce qui est permanent, par opposition à ce qui est en train de se former.

b) KANT.
Le seul être connu est le phénomène. Le reste est inaccessible.
Rappel :
Le phénomène, c'est ce qui se manifeste à la conscience,
soit directement (phénomènes affectifs…),
soit par l'intermédiaire des sens (phénomènes sensibles).

c) NIETZSCHE.
L'être, c'est leplus creux des concepts.

d) HEIDEGGER.
Il fait une distinction entre l'étant (Seiendes), qui est tout ce qui se présente (objets, personnes), et l'être.

4) Exemple
Un triangle.

5) Branche concernée de la philosophie
C'est l'ontologie, ou métaphysique générale.
Définition de Sartre :
"... l'ontologie sera la description du phénomène d'être tel qu'il se manifeste, c'est-à-dire sansintermédiaire."

B) L'ESSENCE D'UN ÊTRE
(Terme plus ou moins synonyme : substance première.)

1) Définitions

a) Définition générale.

C'est ce qui fait qu'un être est ce qu'il est, indépendamment du fait d'exister.

Donc, il s'agit de propriétés pouvant être imaginées.

b) Définition de l'essence d'un objet, proposée par J.-P. Sartre.

"L'ensemble des recettes et des qualités quipermettent de le produire et de le définir."
(L'existentialisme est un humanisme, Folio Essai, p. 27.)

c) Variante.
Ce sans quoi l'objet ne mériterait pas le nom qu'il porte.

2) Exemple (suite)
L'essence du triangle, c'est d'avoir trois angles. C'est donc une propriété essentielle.
Mais un triangle peut être imaginé. (Mais peut-il être imaginé sans espace ?)

C) L'ACCIDENT

1) Principegénéral
C'est un attribut qui ne change pas l'essence d'un être.

2) Formes possibles

a) Modification ni nécessaire ni constante.
Exemple (suite) : le fait de considérer un triangle rectangle plutôt qu'un triangle équilatéral.

b) Propriété constante qui n'a pas d'incidence sur l'essence.
Exemple (suite) :
– Dans un espace euclidien, la somme des angles d'un triangle est égale à 180°...
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