Eau de boisson en afrique

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EVALUATION DE LA QUALITE BACTERIOLOGIQUE DE L’EAU DE BOISSON AU BLOC BANGWANDI COMMUNE MANGOBO DANS LA VILLE DE KISANGANI(RDCongo).

Par
Zoé-Arthur KAZADI MALUMBA

INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

L’eau potable est un besoin humain plus que fondamental. Malheureusement, plus d’un sixième de la population du globe n’ont pas accès à cette précieuse ressource et le problème estparticulièrement grave dans le pays en développement.
L’accès à l’eau potable représente un combat quotidien pour des centaines de milliers de citadins qui vivent principalement dans les pays en développement (Hinrischen et al.,; Chapitaux et al., 2002 ; UN-Water/WWAP, 2006 ).

Le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 2006), estime que 1,1 milliards de personnes soit 17% dela population mondiale n’ont pas accès à l’eau potable. De nombreux ménages urbains ont recours aux méthodes traditionnelles pour leur approvisionnement en eau. Ce sont les groupes les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants qui souffrent le plus de cette situation.

Malgré le fait que le droit à l’eau ait été assimilé au niveau international à un droit de l’homme (UNESCO, 2003 ; LeBec, 2007 ;), la majorité de ces citadins vivent dans des quartiers précaires dépourvus d’eau courante et de systèmes d’assainissement adéquats, ce qui constitue des menaces pour leur santé.
A ce propos, des milliers de personnes souffrent chaque jour des maladies dues à un manque d’eau potable à l’exemple des maladies diarrhéiques, du paludisme, des infections parasitaires intestinauxdébilitantes et d’autres maladies causées par des insectes (Satterthwaite, 1996 ;   OMS, 2006 ).

Les maladies d’origine hydrique représentent en effet le principal problème de santé publique dans les pays en voie de développement. En 2002, les maladies diarrhéiques et la malaria ont fait respectivement 1,8 millions et 1,3 millions de morts. Bien plus, les maladies diarrhéiques comptent pour 21% demortalité infantile dans les pays en voie de développement (UN-Water/WWAP, 2006).

Kisangani à l’instar de nombreuses villes des pays en développement, ne cesse de s’étendre. Sa population est de plus en plus croissante. Les besoins en eau des populations sont grandissants. La régie de distribution d’eau (REGIDESO) prouve de plus en plus son incapacité à répondre aux besoins des populations.0.2. Objectif

La présente étude vise un seul objectif à savoir contrôler la qualité bactériologique de l’eau de boisson du Bloc Bangwandi à la commune Mangobo à partir des robinets de la régideso et niveau des ménages.

0.3. Hypothèse

Nous estimons que l’eau de boisson utilisée par la population du Bloc Bangwandi dans la commune Mangobo ne serait pas microbiologiquement potable suiteaux fuites des réseaux et à la mauvaise gestion au niveau des ménages.

0.4. Intérêts

Les résultats de ce travail pourront contribuer au renforcement de mesures à prendre dans le domaine de la santé publique pour éviter la contamination de l’eau de boisson ; et d’autre part ils encourageront la population du bloc Bangwandi dans la commune Mangobo de bien observer les règles élémentairesen matière d’hygiène de la gestion de l’eau de boisson.

0.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l’introduction, le travail comprend trois chapitres :
* Le premier concerne les généralités ;
* Le second, porte sur matériel et méthode ;
* Le troisième traite de la présentation des résultats et la discussion.
Une conclusion et quelques suggestions mettront fin à ce travail.CHAPITRE I : GENERALITES

1.1. IMPORTANCE ET BESOIN DE L’EAU

L’eau est un élément clé de la vie terrestre. Elle est indispensable au fonctionnement de l’organisme. L’eau présente 70 % du poids corporel de l’homme et 80 % de celui de l’enfant. Ainsi, les 2/3 de l’eau présente dans le corps humain sont répartis dans 50.000 milliard de cellules, 5% sous forme de plasma Sanguin et 15...
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