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  • Publié le : 23 septembre 2010
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Partie rédactionnelle
Le chômage a, en France, amorcé une décrue depuis le début de 2006. Il reste cependant supérieur à celui de nombre de ses partenaires européens.

En prenant appui sur vos connaissances, présentez, sous une forme rédigée et organisée, illustrée d’exemples, les arguments économiques qui montrent comment l’État peut, en France, agir sur l’emploi.

Introduction

Lechômage a, en France, amorcé une décrue depuis le début de l’année 2006. Le taux de chômage, au sens du BIT (Bureau international du travail), est passé en dessous de 8 % fin 2007. Le taux de chômage mesure le pourcentage de chômeurs dans la population active. Un chômeur, toujours au sens du BIT, est une personne en âge de travailler qui n’a pas travaillé, ne serait-ce qu’une heure, au cours de lasemaine de référence, qui est disponible pour travailler dans les deux semaines et qui a entrepris des démarchés actives de recherche d’emploi.
Le taux de chômage reste, en France, à un niveau élevé comparé à d’autres pays comme le Royaume-Uni, les États-Unis ou le Japon mais aussi à la moyenne observée dans l’Union européenne. Il est donc toujours indispensable pour l’État d’agir sur l’emploi. Ladiversité des causes du chômage a entraîné la mise en œuvre de politiques économiques variées pour le combattre et développer l’emploi.
Dans une perspective large, les politiques de l’emploi ont pour objectifs de stimuler la croissance (I) et d’améliorer le fonctionnement du travail (II).

I. La croissance et l’emploi

La croissance économique est créatrice d’emplois (A). Mais, face à unchômage conjoncturel persistant, l’État s’efforce de développer des activités riches en emplois (B).

A. La croissance et le chômage conjoncturel

On observe une relation entre croissance économique et emploi. Une augmentation du taux de croissance entraîne une hausse du niveau de l’emploi. Inversement, un ralentissement du niveau de la croissance économique entraîne une baisse de l’emploi. Il enrésulte un chômage appelé « chômage conjoncturel », dont le niveau est lié aux variations du taux de la croissance économique. Le chômage conjoncturel évolue à l’inverse de la croissance économique. Lorsque la croissance économique ralentit, le chômage s’accroît. Lorsqu’elle redémarre, on observe une diminution du chômage. L’État va donc s’efforcer de mener des politiques économiques de soutien de lademande en agissant sur les moteurs de la croissance que sont la consommation des ménages, l’investissement et les exportations. Le principal moteur, et le plus régulier, de la croissance est la dépense de consommation des ménages. L’action de l’État pour agir sur la consommation des ménages se réalise par la fiscalité, la redistribution, l’augmentation des revenus et/ou la baisse des prix.
Lerythme de croissance dépend également de l’offre. Pour mener des actions sur l’offre, l’État dispose d’un ensemble d’instruments comme la réduction des impôts et des charges sociales, la diminution des contraintes en matière de licenciement, les simplifications administratives et le développement de l’aide en matière de recherche et développement.

B. Le contenu en emplois de la croissance

Labaisse du chômage dépend du contenu en emplois de la croissance. Pour un taux de croissance donné, la hausse de l’emploi sera d’autant plus forte que l’évolution de la productivité sera faible. Les gains de productivité peuvent, en grande partie, neutraliser les effets de la croissance sur l’emploi. L’État est amené à développer des activités riches en emplois, c’est-à-dire faibles en gains deproductivité. C’est pour cette raison qu’ont été subventionnés, par des allocations diverses et des réductions d’impôts, les emplois destinés à satisfaire des besoins tels que les soins à domicile, le portage des repas, le ménage, l’entretien des espaces verts privés, la garde des enfants, l’aide scolaire à domicile… Les ménages concernés ont été incités à devenir eux-mêmes employeurs.

II. Le...
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