Ecole de l'apprentissage

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  • Publié le : 13 juillet 2010
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Safari en pays stratégie : l’école de l’apprentissage

L’école de l’apprentissage se distingue par le fait qu’elle affirme que chaque individu d’une organisation peut contribuer au processus stratégique et qu’une stratégie peut se réaliser sans avoir été formulée au préalable. Ainsi, la stratégie est le cumul des décisions prises par chacun au sein de l’organisation.

I. LES PRINCIPES DEL’ECOLE DE L’APPRENTISSAGE
L’école de l’apprentissage pose cinq principes qui sont les suivants :
• La stratégie est un « processus d’apprentissage » qui se fait dans la durée et dans laquelle on ne peut séparer la formulation de la réalisation. Cela est dû aux facteurs externes et internes de l’entreprise qui sont imprévisibles.
• L’apprentissage est collectif. La stratégie n’est donc pasuniquement le fait des leaders mais également des autres parties prenantes de l’entreprise.
• De ce fait, les stratégies peuvent émerger de toute part de la structure, sous la forme de l’expérience selon le concept de la stratégie émergente mis en lumière par l’université McGill et sans formalisation au préalable, mais qui pourra venir à postériori.
• Le rôle du top management n’est plusde décider de la stratégie en amont mais d’orchestrer le processus d’apprentissage qui fera émerger de nouvelles stratégies.
• La stratégie naît ainsi de l’expérience passée et s’inscrivent après comme des plans ou perspectives pour l’avenir, selon le processus décrit par Karl Weick.

II. LES NOUVELLES ORIENTATIONS DE L’APPRENTISSAGE STRATEGIQUE
Les nouvelles orientations del’apprentissage stratégique sont au nombre de trois. Nous résumerons dans un premier temps l’apprentissage en tant que création de savoir.

• L’apprentissage en tant que création de savoir :
La création de savoir est, selon Mintzberg, une tendance en entreprise. Pour mieux comprendre cette orientation, il convient de définir les notions de devoir tacite et de devoir explicite. Le devoir tacite estreprésenté par ce que l’on sait intuitivement et le devoir explicite par ce que l’on sait formellement.
L’élément clé réside dans la capacité pour les cadres moyens de faire converger le devoir tacite en devoir explicite. Pour ce faire, les auteurs à l’origine de cette théorie (Nonaka et Takeuchi) préconisent quatre « recettes » :
o La socialisation : partager son savoir sansl’utilisation du langage
o L’externalisation : utiliser les métaphores et analyses pour la conversion
o L’association : rassembler et transmettre un savoir codifié
o L’internalisation : apprendre en faisant, soit une conversion inverse qui consiste à transformer le langage explicite en langage tacite.
Ces « recettes » ne sont pas à prendre séparément mais à faireinteragir de façon dynamique entre elles, telle une spirale.
Notons que Mintzberg ajoute que cette théorie fait apparaître plusieurs des stratégies développées préalablement (ex : l’école de la planification, du positionnement, etc.).
De plus, l’apprentissage est l’affaire de l’individu, du groupe et de l’entreprise, les uns étant dépendants des autres. Pour les relier, il existe quatreprocessus fondamentaux que sont l’intuition (expérience), l’interprétation (langage), l’intégration (conscience collective du groupe) et l’institutionnalisation (mis en place de systèmes).
Ces différentes préconisations permettront aux entreprises de mettre l’apprentissage au cœur de l’action et devenir flexible et efficace en se basant sur la prise en compte de l’expérience, en cherchanttoujours à améliorer les processus, en apprenant directement sur le terrain, en transférant les savoirs et en ouvrant son apprentissage sur le monde extérieur qui l’entoure.
• Les capacités dynamiques de l’entreprise :
Elles se résument dans l’idée que la stratégie naît de l’apprentissage et que l’apprentissage naît des compétences. Ainsi, il est nécessaire de cerner les...
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