Ecole

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  • Publié le : 6 octobre 2010
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Dans une salle sans fenêtres, autour d'une longue table, les étudiants écoutent l'un de leur compagnon a qui j'ai demandé de lire le passage de la deuxième partie du Rêveur dans lequel Sancho Panzatrouve son ancien voisin, Ricote qui a clandestinement tourné l'Espagne après son expulsion. J'apporte chaque jour à une classe un poème ou un fragment de prose en relation avec des exils espagnols, etque j'ai cherché dans la bibliothèque de l'institut Cervantes

Je me rends compte que chaque élève apporte aussi son propre exil personnel, son histoire de fuite et du voyage à New York,capitale de tant d'exils de tant de rêves accomplis ou ratés ;
de nouveaux mondes et de meilleures vies. Ces salles appartiennent à l'université publique à laquelle sont allés depuis la fin du XIXesiècle les enfants des émigrants, ceux qui étudiaient avec acharnement pour sortir du Ghetto et pour échapper a la pauvreté et des travaux brutaux auxquels ses parents ont été forcés Dans d'autres temps,les étudiants étaient surtout juifs et italiens : maintenant il y a beaucoup d'asiates, beaucoup d'Espagnols...

Johnny Cuevas qui vit dans Washington Heights dans une zone de Harlem où l’onentend parler espagnol, lit la prose de Cervantes avec accent de Saint-Domingue, et ainsi les paroles populaires de Sancho Panza et de Ricote ont un accent des Caraïbes. Johnny Cuevas travaille commemaître et veut être romancier ; mais où sera–t-il possible de publier un écrit dit-il , si à New York il n'y a pas d'éditeurs de livres espagnol, et bien qu'ils en existaient qui allait les lire ; et cequi est publié à Saint-Domingue ne sort pas de là, de façon à ce qu'il semble que ce que l'un écrit ne peut pas arriver à ses lecteurs. Ils sont les auteurs mêmes ceux qui se paient ses livres decontes ou des poèmes, comme littéraires novices dans une province espagnole.
Johnny Cuevas termine de lire le long monologue de Ricote, reste silencieux, avale sa salive, ferme le livre, sourit...
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