Economie de la tunisie

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Economie de la Tunisie

Dès les premières années de son indépendance, la Tunisie a cherché à atteindre, à travers les différentes stratégies de développement qu’elle a adoptées, trois principaux objectifs. Il s’agit de l’accroissement du volume de la production de biens et de services, de la promotion de ses ressources humaines et de la limitation de sa dépendance financière et commercialevis-à-vis de l’extérieur.
L’étude de l’évolution de l’économie tunisienne, depuis son indépendance, fait apparaître l’existence de quatre périodes distinctes, qui correspondent chacune à une stratégie de développement particulière.

La première période de développement, qui a démarré avec l’indépendance et qui s’est poursuivie jusqu’au début des années soixante-dix, a été celle de laconstruction du nouvel Etat et de la relève de l’administration coloniale : rapatriement des fonctionnaires français travaillant pour l’administration tunisienne, nationalisation de sociétés de transport, des sociétés d’eau, d’électricité et de gaz ou encore promulgation de la loi nº 58-109 du 18 octobre 1958, aux termes de laquelle le dinar tunisien devient la monnaie officielle du pays et remplace lefranc.
Cette période a par ailleurs été marquée par l’adoption d’une politique économique dirigiste et par la réalisation d’importants efforts sur le plan social. On a ainsi été témoin de l’expansion spectaculaire de l’appareil éducatif et de la mise en œuvre d’une politique vigoureuse de planning familial. Les résultats de l’expérience collectiviste ont en revanche été jugés peu satisfaisants. Eneffet, la décision d’étendre progressivement le système de coopératives à divers secteurs, notamment l’agriculture, la pêche, le commerce et l’artisanat, a peu à peu transformé des milliers de paysans et de commerçants, en salariés sous payés et peu productifs. La politique d’investissements intensifs, dans le secteur de l’industrie de substitution aux importations, a quant à elle créé peud’emplois. Le sous-emploi des zones rurales et le chômage des villes ont été à l’origine du développement d’une politique d’exportation de la main-d’œuvre, qui cherchait à résorber le surplus de travailleurs. Outre la faiblesse manifeste de l’emploi, l’échec de l’expérience collectiviste, à atteindre les objectifs fixés par la Tunisie, transparaît à travers une croissance modérée. De plus, le modèle desubstitution aux importations a été à l’origine d’un investissement coûteux et à forte intensité capitalistique. Au terme de cette période de développement, la Tunisie s’est retrouvée fortement endettée. Ces résultats ont sonné le glas de la politique dirigiste collectiviste.

Une deuxième phase de développement a vu le jour dès le début des années soixante-dix. Cette période, qui s’étend jusqu’audébut des années quatre-vingt, a été marquée par l’adoption d’une politique économique plus libérale. On a été témoin de la réorientation de la Tunisie vers l’économie de marché et de la propriété privée. Le modèle de substitution aux importations a cédé la place à un modèle exportateur. Des lois ont été promulguées pour inciter les privés à investir. C’est ainsi qu’une loi a été adoptée en avril1972 en faveur des industries travaillant entièrement ou partiellement à l’exportation. Elle a été complétée par la loi du 3 août 1974 en faveur des industriels travaillant pour le marché intérieur. L’entrée du capital étranger, associé ou non au capital tunisien, a été fortement encouragée. Ceci s'est traduit par une expansion du secteur privé et par le développement de l’emploi dans le secteurdes industries manufacturières.
Au même moment, le mouvement migratoire international vers l’Europe, qui a joué pendant les années soixante, un rôle efficace dans l’allègement du chômage en Tunisie a subi les effets de l’évolution défavorable de la conjoncture internationale (chocs pétroliers de 1973 et de 1979). Ainsi, durant cette seconde période de développement, l’augmentation de...
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