Economie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 11 (2508 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 25 novembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
"A note on Switzerland's Economy"

Dans cette étude on se demande si l'économie suisse a réellement stagné durant les années 1990 et si elle est encore aussi riche comme le mythe suisse a toujours bien voulu le faire croire.
Ainis selon l'approche par "les comptes nationaux", l'évolution de la croissance du PIB réel de la Suisse paraît être moins saine que celle de ses pays voisins. L'étudemontre qu'il y aurait eu un déclin de la santé de l'économie suisse durant les années 1990.
Ceci nous amène évidemment à la question de savoir si ce phénomène de ralentissement et même de déclin est dû à la réalité ou à des problèmes statistiques.
Ulrich Kohli, économiste et professeur à l'Université de Genève, a donné quelques raisons qui expliqueraient cette situation: il montre notamment ladifficulté avec laquelle les services sont enregistrés dans les différentes comptabilités nationales. La Suisse est un pays qui, ces dernières années, a eu une grande part de services (au regard des termes de l'échange) et il est assez plausible que cette part ait été sous estimée. De plus il montre que le choix d'autres indices conduirait à des résultats allant jusqu'à des différences de quatrepoints en termes de croissance du PIB annuel. D'autres facteurs sont encore avancés, mais ce n'est pas l'objet principal de notre présentation.
Nous nous concentrerons sur les données de l'OCDE, qui utilise la parité des pouvoirs d'achat. Cette concept est utilisé, dans un premier temps, en tant que taux de variation monétaire à une date date donnée. Il donne donc une mesure instantanée des prixrelatifs. Ainsi les dépenses imputées au PIB converties à l'aide des PPA permettent d'obtenir un instantané des volumes relatifs pour l'année considérée.
Il est dès lors évident qu'en utilisant des taux de conversion différents pour l'analyse de la taille des économies, nous arrivions à des évolutions différentes de ces dernières, et que, pour la Suisse, nous n'arrivions plus à un net déclin maisplutôt à des résultats qui sont moins graves que certains auteurs veulent bien faire croire.
Ainsi la méthode par les PPA nous paraît plus pertinente puisqu'elle élimine les différences de niveau de prix entre les pays et permet des comparaisons en volume entre les différentes économies. Reste à savoir comment utiliser cette mesure et quand "mettre des gants".

Comme l'OCDE le conseille, il faututiliser les mesures exprimés aux prix et PPA constants pour des comparaisons temporelles (telles que "comment a évolué la position relative d'un pays?"). Par contre, pour des comparaisons des pays à un moment donné il faut utiliser les données exprimées aux prix et PPA courants car;
- elles reflètent les structures de prix, définitions et méthodologies actuelles,
- les valeurs priseslorsqu'on utilise les PPA constantes dépendent de l'année de base ("benchmark") choisie.

Avec ces informations, il devient facile de critiquer la première partie du travail car les données aux PPA courantes ont été utilisées pour comparer l'évolution des différents pays. Cependant, ceci ne peut pas être reproché aux auteurs, l'OCDE n'ayant commencé à publier les chiffres avec PPA constantes qu'en2001.
Une des hypothèses pour le déclin relatif (et absolu, au moins pendant une certaine période), à savoir la forte appréciation du franc en 1994-1996, perd ainsi sa validité; comme ceci a été souligné dans l'article paru dans la NZZ, il doit y avoir eu quelque chose de plus profond à l'oeuvre car le déclin relatif a été linéaire entre 1990 et 1997.

Graphique:
PIB Suisse par tête, OCDE= 100"article data": prix et PPA courants
"new data": prix et PPA de 1995

Source: OCDE, Comptes
nationaux des pays de l'OCDE,
éditions 1999 et 2002

Une autre hypothèse, expliquant le déclin relatif de la Suisse et mentionné dans le travail, est celle de la convergence de la croissance des pays. Selon cette théorie, les pays pauvres tendraient à rattrapper les pays riches grâce à un taux de...
tracking img