Economie

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  • Publié le : 17 janvier 2010
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FICHES REPERES. Emploi et chômage, Jérôme Gautié et Yannick L’Horty.

IV. La macroéconomie du chômage

Chômage classique et chômage keynésien.
1) Durant ces cinquante dernières années, l’évolution du chômage a connu 3 périodes.
Tout d’abord une période de stabilité jusqu’en 1970 : 500 000 chômeurs, un taux de chômage égal à 2.5.
Puis du milieu des années 1970 jusqu’au milieu desannées 1980, le chômage est en forte hausse, il y a 670 000 chômeurs.
Enfin du milieu des années 1980 jusque maintenant, on observe une alternance de baisse et de hausse. Le niveau tendanciel est élevé : 2.5 millions de chômeurs, et un taux de chômage de 10%.

2) Un choc d’offre est une modification importante et inattendue des conditions de l’offre de biens et de services par les entreprises(dégradation de l’offre).
Un choc de demande est une modification importante et inattendue de la demande de biens et services (essoufflement de la demande).

3)
|Pour le chômage classique |Pour le chômage keynésien |
|favoriser les contre-chocs positifs |production de chocs positifs sur la demande |
|réduire le coût desfacteurs de production |baisse des taux d’intérêt à court terme |
|augmenter la qualité des facteurs et de la |stimulation de la demande par des politiques |
|combinaison productive |budgétaires |
|augmenter la quantité de facteurs de production|partage de la valeur ajoutée favorable auxsalariés |

Le chômage d’équilibre
4) Le chômage d’équilibre désigne le niveau du chômage qui a des répercutions positives le plus souvent sur les mouvements des prix et des salaires.

5) Le chômage frictionnel correspond à un niveau de chômage constant dans le temps et relativement faible entre 2 et 4%.

6) Il y a 3 sortes d’approches. L’approche néokeynesienne qui considère que lapersistance du chômage à un niveau élevé est la conséquence de rigidités du salaire. L’approche insiders/outsiders qui dit que les salariés ayant un emploi s’approprient une partie des coûts du turn over, ce qui leur permet de maintenir les salaires au dessus du niveau permettant de réduire durablement le chômage. Et il y a enfin une autre famille d’approches qui rassemble les modèles de flux sur lemarché du travail dont l’objectif est d’analyser les conditions de la rencontre entre offre et demande de travail.

7) Le point commun de ces nouvelles approches est qu’elles ont le souci de donner des fondements microéconomiques à une lecture macroéconomique du chômage. De plus, il a y une volonté de considérer les imperfections des marchés des biens et services ou du marché du travailLe rôle des institutions en débat

8) Les Etats-Unis ont un taux de chômage qui connaît des fluctuations fortes autour d’un niveau tendanciel élevé mais il est relativement constant dans le temps, autour de 5 à 6%.
Alors que l’Europe a un niveau de longue période de chômage inconstant dans le temps.

9) L’évolution du chômage ne peut pas être uniquement interprétée avec une succession dechocs macroéconomiques (chocs pétroliers, monétaires, technologiques).

Salaire minimum et prélèvements sociaux

10) Différents arguments théoriques permettent de penser que le salaire minimum et les prélèvements sociaux élevés peuvent être une des causes du chômage.
Tout d’abord le salaire minimum élevé provoque 2 effets : un effet de volume et un effet de substitution.
L’effet devolume implique un coût du travail non qualifié important, qui provoque une baisse de la demande, une limitation des activités des entreprises et de l’emploi de travailleurs peu qualifiés.
L’effet de substitution désigne le remplacement des salariés peu qualifiés, par des travailleurs plus productifs et moins coûteux, ou par des machines. Quant aux consommateurs, ils substituent du travail non...
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