Economie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3111 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Qu'est-ce que le libéralisme ?
• Bien sûr, chaque mot peut avoir plusieurs sens, selon la personne qui l'emploie, et le contexte dans lequel elle l'emploie. Aussi, ne puis-je prétendre expliquer que ce que je veux dire personnellement en employant ce mot. Cependant, je suis persuadé que ce sens étant le seul pertinent dans lequel le mot peut être généralement employé, et étant celui acceptépar les philosophes et économistes libéraux, on peut le considérer comme "le" sens du mot "libéralisme".
• Le libéralisme n'est pas une doctrine économique ou politique, ni non plus une organisation partisane. C'est un mouvement intellectuel, tendant à étudier et affirmer les principes de liberté et de responsabilité qui peuvent s'exprimer à travers différents aspects du monde, etl'auto-régulation à laquelle ils mènent. Parmi les représentants les plus proéminent de ce mouvement (à titres divers), on peut citer des philosophes et économistes comme Boisguilbert, John Locke, Montesquieu, David Hume, François Quesnay, Anne Robert Jacques Turgot, Benjamin Franklin, Thomas Paine, Thomas Jefferson, Adam Smith, Jean-Baptiste Say, Alexis de Tocqueville, Charles Comte, Charles Dunoyer,Augustin Thierry, Frédéric Bastiat, Gustave de Molinari, John Stuart Mill, Hippolyte Taine, Ludwig von Mises, Friedrich A. Hayek, Ayn Rand, Leonard Read, Henry Hazlitt, Murray Rothbard, etc. Les plus récents ont bien sûr en général une pensée libérale plus cohérente et affinée que leurs prédécesseurs, précisément parce qu'ils s'appuient sur l'œuvre de ces prédécesseurs.
• Il y a toujours "marché",c'est à dire lieu d'échanges potentiels. S'ils sont volontaires pour les deux parties, ces échanges ne se feront effectivement qu'en ce que tous les échangeurs y verront un bénéfice, sous une forme ou sous une autre, par rapport à l'absence d'échange ou à des échanges différents. La question est de savoir quelles sont les conditions de ce marché, si l'un ou l'autre s'y voit donné un avantage tel sid'aucuns, par la force, exigent des autres des sacrifices sans juste contrepartie, si certains échangeurs sont trompés dans leur évaluation des conditions de l'échange, si d'autres échangeurs les trompent, etc.
• Dans un marché donné, le meilleur choix est le choix libre (de droit) et informé (de fait). Bien sûr, plus le marché offre de choix, meilleur peut être le meilleur choix (au sens ousi on rajoute des choix à un ensemble de choix existant, le meilleur choix sera au pire celui de l'ensemble original, et au mieux l'un des choix rajoutés); de plus, le mécanisme des prix est lui-même, dans un marché libre (de droit) un formidable moyen de créer l'information (de fait) - moyen absent dès lors que le marché n'est pas libre, et raison pour laquelle l'entrave à la liberté deséchanges est doublement néfaste, et le dirigisme toujours mal informé. Les déséquilibres du marché (par exemple, les surtaxes, subventions, incitations et réglementations modifiant les choix possibles de façon cohérente en faveur d'une partie) sont comme des pompes, qui vont artificiellement irriguer certains endroits au détriment des autres, et qui se faisant consomment irrémédiablement leur partd'énergie. D'autres perturbations agissent comme des tourbillons, qui dissipent de l'énergie sans profiter grandement à quiconque.
• La loi n'instaure pas le marché, qui préexiste; elle ne fait que l'encadrer par des règlements. Quand les règlements aident à rétablir l'équilibre qui est rompu quand d'aucuns utilisent la force pour s'arroger des droits iniques sur le marché, quand ils éliminent lesperturbations en permettant une meilleure circulation de l'information, ils agissent bien - mais alors, il n'est nul besoin d'instaurer un tel règlement par la force publique, car à partir du moment où un tel standard est promulgué, le marché peut à moindre frais le faire respecter quand il est utile. Quand les règlements laissent se multiplier les perturbations, ou en introduisent, sous forme...
tracking img