Economie

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  • Publié le : 13 mai 2010
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Dynamique et régulation
L’intervention publique et ses limites
- la puissance publique peut être mobilisée aussi bien pour assurer une croissance solide (fonction de stabilisation macroéconomique), pour palier les défaillances du marché (fonction d’allocation des ressources) ou pour de motifs de justice sociale (fonction de redistribution des richesses).
- Consensus semble s’être forméautour de Richard A. Musgrave (1952) qui reconnaît trois fonctions à l’Etat :
- du fait de l’existence de cycles économiques : une fonction de stabilisation macroéconomique.
- le premier théorème de l’économie du bien-être nous enseigne que, sous certaines conditions, l’équilibre général des marchés correspond à une situation optimale au sens de Pareto. L’existence de défaillances du marché, àl’instar des externalités, rompt ce théorème. L’Etat s’avère ainsi utile afin de modifier l’allocation des ressources ;
- outre l’efficacité, des soucis d’équité où l’optimum économique atteint grâce aux mécanismes du marché n’est pas forcément le meilleur point de vue de la collectivité. C’est pourquoi l’Etat va mener une politique de redistribution des richesses selon le critère d’équité retenu.L’Etat peut-il contrer les cycles économiques

Un débat très ancien entre classiques et keynésiens
- aux économistes classiques qui, tel A. SMITH, considèrent le marché comme le garant de l’intérêt général (principe de la main invisible), on oppose la vision de J. M. Keynes d’un Etat nécessaire afin de neutraliser les effets négatifs des cycles économiques (politique contra-cycliques) ;
- enénonçant « la loi des débouchés », J-B Say (1803) soutient lui aussi l’inexistence d’équilibres de sous-emploi. Il considère en effet que le simple fait de réaliser un produit offre un débouché à d’autres produits pour tout le montant de sa valeur. Une intervention publique visant à soutenir la demande lui semble ainsi inapproprié puisque celle-ci ca naturellement s’adapter au niveau de l’offre.- Keynes réfute ses deux analyses en reliant le niveau de production à la demande globale anticipée.
- La crainte d’une récession économique va conduire les dirigeant d’entreprise à retarder leurs décisions d’investissement et d’embauche, que cette crainte soit fondée ou non. Sur le plan macro-économique, l’enchaînement de telles décisions risque inéluctablement de conduire l’économie vers unéquilibre de sous-emploi. L’idée selon laquelle la demande s’ajusterait à l’offre (loi des débouchées) est donc remise en cause. Le rôle stabilisateur de l’Etat prend ainsi son sens dans le cadre d’une politique visant à modifier les anticipations des agents économiques. Cela passe par des mesures de relance dans un cadre budgétaire – des dépenses publiques d’investissement afin de pallier lesdépenses privées-, ou monétaire en baissant les taux d’intérêt directeurs.

Une vision keynésienne contestée
- l’imbrication croissante des économies dans un vaste espace mondialisé rend caduques les politiques publiques de relance non-coordonnées.
- ne procurant pas les effets attendus, la relance peur à l’inverse dégrader le solde budgétaire et le solde commercial.
- sur le planthéorique, Phelps (1967), puis Friedman (1968) contestent l’efficacité des politiques monétaires de relance. Friedman reprend les travaux empiriques d’A. W. Philips (1958) qui établit l’existence d’une corrélation négative entre le taux de chômage et le niveau d’inflation. Selon Friedman, si cette relation se vérifie à court terme, elle disparaît à plus long terme. La relance monétaire provoquant unehausse des salaires nominaux, l’offre de travail peur progresser à court terme. Mais, progressivement, les agents économiques s’aperçoivent que cette hausse nominale des salaires est compensée par une progression parallèle de l’inflation. Les salaires réels restant constants, à long terme l’offre de travail ne varie pas. Le taux de chômage de long terme correspond ainsi à son niveau naturel....
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