Economie

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  • Publié le : 29 septembre 2010
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Plan et explication de texte sur le Banquet de Platon :

Préambule : au récit et aux discours : [172a-178a]

Le récit est fait par Apollodore, d’après le témoignage d’Aristodéme et la confirmation de Socrate. Les deux personnages sont présentés comme amoureux de la philosophie et de Socrate, au point de s’en faire des imitations et de s’opposer à toute autre affaire humaine. Aristodéme n’estau départ pas invité car il n’est pas un proche d’Agathon, qui vit au milieu des rhéteurs et des sophistes. Socrate l’invite donc à venir en renfort avec lui, mais le laisse seul à la porte, Aristodéme entre donc seul dans la maison d’Agathon. Socrate arrive à la fin du repas, après que les convives aient décidé de renoncer aux divertissements habituels pour se consacrer à une sorte de concoursd’éloge sur l’amour, seul domaine où Socrate se dit compétent.

Première Partie : Cinq discours rhétoriques et poétiques : [178a-198a]

1. [178a-180b] Phèdre :
Comme Agathon, il a une trentaine d’années. Il apparaît dans deux autre dialogues de Platon : Le Protagoras, ou il est aux pieds d’Hippias et dans Phèdre, ou il se montre être un disciple zélé de Lysias. Il estl’amant d’Eryximaque le médecin.
Son discours repose essentiellement sur des preuves mythologiques :
• Eros est le Dieu le plus grand car il est le plus ancien, pour preuve le fait qu’il n’a pas de parents.
• Le lien entre l’aimé et l’amant est le plus haut bien, car il est source de vertu : son principe est le sentiment de l’honneur ou de la honte au niveau du regard de l’autre.
• Lesentiment d’amour suscite en particulier à la guerre le courage de mourir pour l’autre ou sous ses yeux.
• On peut en trouver 3exemples mythologiques : Alceste morte pour son mari, Orphée qui n’aimait pas assez sa femme pour la retrouver en mourrant et Achille qui meurt pour Patrocle (la hiérarchie utilisée suppose une supériorité de l’amour masculin).
• La conclusion de Phèdre se base surdes arguties à propos de la supériorité du dévouement du bien-aimé pour l’amant, car celui-ci est divin.

2. [180c-185c] Pausanias :
C’est un homme d’âge mûr (environ 50ans) : il est l’amant d’Agathon et apparaît ici comme un vigoureux défenseur de la pédérastrie. Lui aussi apparaît dans le Protagoras, aux pieds du grand sophiste Prodicos.
• Le préambule mythologiquen’est qu’un prétexte : la distinction des deux Eros ne sert qu’à introduire un amour spécifiquement masculin et un principe d’évaluation moral entre une façon convenable d’aimer et une autre qui ne le serait pas. Il y a ici une thèse sophistique essentielle : rien n’est bon par nature, c’est la convention, ou la règle qui fixent la « manière » qui convient ainsi que la considération de l’utile.• D’où l’examen sociologique de fait, des différentes coutumes et mœurs concernant l’amour masculin. Pausanias, comme les sophistes, va opposer des doubles raisons, le pour et le contre sur un même thème, ici une sorte « d’esprit des lois ». Deux types de cas se présentent : ceux où la loi est catégorique, favorable à tout amour masculins, comme chez les peuples doriens et à Sparte, ou défavorablecomme en Ionie et chez les barbares –et ceux où la règle est ambivalente et complexe comme à Athènes.
• Pausanias examine les raisons de ces différentes coutumes quand elles sont exclusives : la loi qui autorise tout amour s’explique par l’incapacité à persuader et la nécessité d’obtenir le consentement amoureux d’un conformisme social (principe d’économie). La loi qui exclut tout amourmasculin s’explique par la crainte de ces unions viriles comme obstacle à la tyrannie et foyers de la résistance.
• Il en vient ensuite à la coutume Athénienne pour en interpréter ambivalence et en montrer la supériorité : il en déduit les critères selon lesquels le bien-aimé dois céder à un amant. C’est lorsque l’amour unit deux hommes en fonction de leur âme et non du seul attrait des...
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