Economie

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  • Publié le : 18 décembre 2009
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Il existe un parallèle entre la crise de 2008 et celle de 1929 lorsqu'on regarde les causes, mais certainement pas concernant les solutions tentées. Le niveau d'endettement des consommateurs par rapport a leur capacité a payer permet de dresser un parallèle frappant comme le graphe suivant.
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_En orange, ratio de la dette des megages sur le PNB americain. source:_http://www.safehaven.com/article-6242.htm
Le ratio de l'endettement sur le PIB américain atteignit un sommet en 1929 mais cet endettement chuta abruptement par la suite. Certains remboursaient leurs dettes, d'autres faisaient faillite. Ce ratio d'endettement ne fut atteint de nouveau qu'au début des années 2000. La politique de crédit facile de la Federal_ Reserve_ fut encouragée sous Clinton et Bush. Pouréviter une récession en 1998, Alan Greenspan le gouverneur de la Federal_ Reserve_ baissa les taux d'intérêt de façon agressive et une conséquence indirecte fut la création d'une bulle spéculative à la bourse, notamment pour les entreprises d'informatique et de télécommunications (le NASDAQ). A partir de 2001 le NASDAQ se dégonfla de 5,000 à 1,600 points et des millions d'Américains qui s'étaient vuriches menaçaient de couper drastiquement dans leurs dépenses. Pour éviter une longue et profonde récession, tout fut fait pour encourager la formation d'une autre bulle spéculative, encore plus grosse, cette fois dans le secteur immobilier. Les économistes de la Fed sont acquis aux idées de Milton Friedman; pour ceux-ci la crise de 1929 ne fut pas crée par un surendettement mais par la hausse destaux d'intérêt en août 1929 et le laxisme de la Federal_ Reserve_ qui ne vola pas au secours des banques en faillite. Il y a du vrai; même si plusieurs banques ont montré une grande imprudence en finançant des activités spéculatives, le durcissement du crédit pour des entreprises saines, le rappel massif de prêts aux entreprises pour couvrir les retraits en espèce et la perte des économies d'unevie infligée à de nombreux déposants donnèrent le coup de grâce à l'économie. Mais les monétaristes (Friedman) qui remplacent une bulle spéculative par une autre croient-ils que la capacité des gens à emprunter soit illimitée?
Au mois de juin 2008, alors que la baisse du secteur immobilier s'accentuait, la plupart des économistes monétaristes estimaient les probabilités d'une récession a 50%.En septembre 2008, ceux-ci prévoyaient une légère récession. En octobre, une récession a menant à une baisse de 4 a 5% du PIB américain. Début décembre, on parlait d'une baisse de 5% uniquement pour le dernier trimestre de l'année 2008. Fidèle a ses idées Ben Bernanke, le gouverneur de la Fed qui promettait de larguer des montagnes de dollars du haut d'un hélicoptère en cas de déflation, amaintenant ramené le taux de base à pratiquement zéro. La planche à billets fonctionne maintenant à plein régime et plus de 250 milliards de dollars ont été attribués aux banques américaines pour leur éviter la faillite.Qu'ont fait ces banques? Après avoir crée de toutes pièces la crise des sub primes, déclaré des profits monstrueux pour leurs actionnaires avec des prêts octroyés à des individus nonsolvables et refilé la facture aux contribuables, elles ont utilisé ce nouveau pactole pour faire des acquisitions, soit des plus petites banques.
Bank of American Corp. (BAC), qui a reçu 15 milliard du gouvernement, en a profité pour doubler ses actifs dans la banque chinoise China Construction Bank Corp. et possède maintenant 20% de celle-ci.
Grâce à une loi récemment votée par le gouvernementaméricain, elles peuvent soustraire le passif de ces banques de leur propres bénéfices pour payer moins d'impôt. Ainsi si la banque 'B' prête 1 milliard de dollars et que la moitié de ces prêts consiste en mauvaises créances, la banque A qui achète B avec l'argent des contribuables et qui n'a pas prêté un seul sou rafle les remboursements sur les bons prêts et déduit 500 million$de pertes de...
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