Ecriture d'invention. requisitoire contre l'esclavage.

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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Il est dit dans l’article un de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. ». Je trouvais honorable de commencer ce réquisitoire par un extrait de ce qui fait la fierté de notre pays. Maintenant que chacun d’entre vous a en tête ce principe, je peuxaborder le sujet qui nous à tous réunit ici. Les noirs sont ils nos égaux ? L’esclavage est il un procédé tout à fait naturel ? Est-il dans l’ordre des choses, de traiter ces hommes comme s’il n’en n’était pas ? (Le silence se fait)

Analysons un instant un homme noir, il a deux jambes, deux bras, est capable de se reproduire, à une tête, un cerveau et donc jusqu'à preuve du contraire est apteà réfléchir. Ce qui le différencie est la couleur de sa peau. Un principe si futile que chacun d’entre nous pourrait être condamné. Vous là-bas. (L’homme l’interroge du regard) Oui, vous. Certain d’entre nous aimerais certainement vous voir bruler, à cause de votre couleur de cheveux. A-t-on idée d’être roux ? Ou encore vous monsieur votre cravate est d’un tel mauvais gout … Peut-être qu’unecentaine de coups de fouet vous remettraient sur le droit chemin ? (L’assemblée s’agite.) Il y a quelques années, des milliers de protestants ont trouvé la mort dans d’atroces souffrances, démembrés, brulés vif … Tout ceci à cause de notre intolérance religieuse, et voila que nous recommençons. L’homme est-il condamné à répéter inlassablement les mêmes erreurs au fil des siècles ? Montesquieu disaitque les esclavagistes déversaient leurs responsabilités sur Dieu, ainsi ils ne sont que des lâches incapables d’assumer la sauvagerie de leurs actes. Par principe chrétien les hommes sont égaux et nous devons respecter notre prochain, pour rester de bon chrétien et être en accord avec ce principe les esclavagistes ne considèrent pas les noirs comme des hommes. Bien, qu’il en soit ainsi. Mais s’ilsne sont pas des hommes pouvez-vous me dire pourquoi les force-t-on à aller à l’église ? Pourquoi les oblige-t-on à se convertir à une religion qui n’est pas la leur ? Il y a dans la logique humaine de nombreuses failles… Je suis certain que plusieurs d’entre vous resteront hermétiques à mes arguments et doivent certainement penser que je ne suis qu’un éternel optimiste (Approbation générale). Carsi il n’y a plus d’esclaves, qui cultivera nos terres ? Laissez-moi-vous répondre que ce pourrait être ces mêmes hommes. Car, qui vous ordonne de les battre ? De mettre leur peau à vif et à sang ? Si ce n’est un esprit malsain ? Nous pouvons aussi dire que les coupables sont ailleurs, dire que si les autres pays le font pourquoi pas le notre ? Allons-donc, montrons l’exemple ! Soyons un peu humain! Et un peu honnête envers nous même. Vous savez qui sont les réels coupables … C’est VOUS ! (Des cris contestataires retentissent) VOUS TOUS, qui restez la, à m’écoutez au lieu d’agir. Vous, qui rentrerez bien sagement chez vous, l’esprit légers, pendant qu’eux seront entrain de périr. Vous qui dans une ou deux heures mangerez un repas copieux alors qu’eux se contenteront d’un bout de pain rassitet d’un rat mort ! Et vous arrivez à vivre avec ça sur la conscience ? Vous tirez profits de leurs malheurs, vous vous nourrissez du sucre qu’ils ramassent au péril de leurs vies. Vous avez conscience de la cruauté de ce système et pourtant vous ne faites rien. (Des hommes se lèvent et partent)
Je vous demande, messieurs les députés d’imaginer un instant que vos filles, vos fils, vos neveux etnièces soient embarqués sous vos yeux et emmenés de force dans une galère. Vous leurs criez de vous redonner votre enfant, mais ils restent sourd. Il se fait emporter, il s’en va loin, le visage ruisselant de larmes, et vous savez au plus profond de vous-même que vous ne le reverrez jamais. Votre famille, votre enfant, vos entrailles. A partir de ce moment vous ne savez plus ce qu’il lui arrive....
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