Ecriture d'invention

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  • Publié le : 8 mai 2011
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La maison du bonheur.

Le quinze janvier mille neuf cent soixante douze, ce fût le premier jour de ma vie de pensionnaire dans la maison du bonheur. Ma petite fille avait juré que c’était le lieule plus merveilleux qu’elle avait jamais vu et l’endroit qu’il me fallait pour y passer mes dernières années. Elle n’avait pas tout à fait tort, la maison n’était pas grande mais elle possédait uncharme fou. C’était une meulière, les fenêtres étaient immenses et ornées de petits dessins dorés. L’escalier qui menait à la porte d’entrée paraissait usé par le temps et des branches de glyciness’entrelaçaient autour de la rambarde. Il n’y avait pas de jardin, mais seulement une petite cour de l’autre côté de la demeure.

Mon entrée fut triomphale, les quatre pensionnaires ainsi que deuxaides-soignantes étaient assis en rond autour d’une table, des bouquets à la main et de jolies trompettes en papier en bouche. A peine la porte franchie, tous poussèrent des cris de joie, et le mot« bienvenue » résonna dans la pièce principale.
Autour de la table, un homme portait un costume de soie blanche, recouvert d’une cape de velours rouge. Il avait soigneusement posé sur ses cheveux une couronnescintillante de diamants. Je l’observai, son attitude hiératique me fit sourire, il avait choisi la place en bout de table et tapait doucement sa cuillère contre son verre comme s’il était un grand roi. Asa gauche se tenait droit comme un piquet, un homme d’une classe admirable. Ses cheveux était coiffés à la perfection et le col de sa chemise était proprement replié sur un costume bien repassé. Ilparla. Ses phrases étaient compassées comme s’il tenait une plume à la main venant d’être trempée dans son écritoire pour écrire un poème. L’enchainement délicat de ses mots me fit penser à de l’eauruisselante. Il dit abhorrer les gens qui n’accordaient pas les couleurs de leurs vêtements. Homme vétilleux pensai-je. Il m’exaspérait. Une dame tint à lever son verre pour mon arrivée, elle...
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