Edition contemplations

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  • Publié le : 12 juin 2011
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Laurent Etiennne & Cardi Mathilda 1ES1

Petit recueil de poèmes illustrés
et tirés des « Contemplations » ( Victor Hugo – 1856 )

PREFACE

Hugo peut paraître effrayant pour un élève de collège pas très attiré par la littérature du 19e siècle, pourtant il s'avère que Hugo exprime avec une grande simplicité les sentiments qu'y le traverse ou le traversèrent. Le rendant compréhensible à lafois d'un public adepte de poésie mais aussi de personnes la découvrant.
C'est pourquoi dans ce recueil, j'ai tenté de rassembler un ou deux poèmes de chaque livre ( « Les Contemplations » sont composés de 6 livres ), compréhensible d'un jeune public et qui résume approximativement le thème du livre.
Le recueil d'Hugo est composé principalement de deux parties: Autrefois et Aujourd'hui.
Larupture nette qui se fait entre les livres trois et quatre et du à un choc dans la vie du poète. En effet, sa jeune fille, Léopoldine, décède accidentellement le 4 septembre 1843. S'effectue alors tout un travail du deuil, très marqué dans les livres quatre et cinq, contrastant avec le caractère nostalgique et joyeux des trois premiers livres.
Il serait donc très ambitieux de prétendre pouvoirrésumer quasiment une grande partie de la vie de Hugo en relevant une poignée de poèmes.
Malgré cela, il est possible avec ces quelques poèmes de retracer quelques évènements, quelques peines et quelques bons moments dans la vie de l'auteur.
J'ai aussi décidé d'accompagner des poèmes avec quelques illustrations ou bien même vidéos pouvant faciliter la compréhension ou même apporter quelquescompléments d'informations.
Enfin, ce travail est mis à la disposition de tous et n'a qu'un but lucratif et nous l'espérons aussi être, pédagogique.
Bonne lecture.



TOME I: AUTREFOIS 1830-1843
LIVRE I

Livre premier (29 poèmes).Aurore. C'est le livre de la jeunesse. Victor Hugo évoque ses premiers émois d'adolescent (Lise), ses souvenirs de collège (A propos d'Horace) , ses premières lutteslittéraires (Réponse à un acte d'accusation), ses impressions de promeneur ému par la beauté de la nature (Vere novo, le poète s'en va dans les champs) ou le spectacle bucolique (La fête chez Thérèse). Victor Hugo s'y exprime le plus souvent à la première personne et y évoque son expérience de la vie et de la poésie.

XI.

Lise

J’avais douze ans ; elle en avait bien seize.
Elle était grande,et, moi, j’étais petit.
Pour lui parler le soir plus à mon aise,
Moi, j’attendais que sa mère sortît ;
Puis je venais m’asseoir près de sa chaise
Pour lui parler le soir plus à mon aise.
Que de printemps passés avec leurs fleurs !
Que de feux morts, et que de tombes closes !

Se souvient-on qu’il fut jadis des cœurs ?
Se souvient-on qu’il fut jadis des roses ?
Elle m’aimait. Jel’aimais. Nous étions
Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons.
Dieu l’avait faite ange, fée et princesse.
Comme elle était bien plus grande que moi,
Je lui faisais des questions sans cesse
Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ?
Et, par moments, elle évitait, craintive,
Mon œil rêveur qui la rendait pensive.
Puis j’étalais mon savoir enfantin,
Mes jeux, la balle et la toupieagile ;
J’étais tout fier d’apprendre le latin ;
Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ;
Je bravais tout ; rien ne me faisait mal ;
Je lui disais : Mon père est général. – 40 –
Quoiqu’on soit femme, il faut parfois qu’on lise
Dans le latin, qu’on épèle en rêvant ;
Pour lui traduire un verset, à l’église,
Je me penchais sur son livre souvent.
Un ange ouvrait sur nous son aileblanche
Quand nous étions à vêpres le dimanche.
Elle disait de moi : C’est un enfant !
Je l’appelais mademoiselle Lise ;
Pour lui traduire un psaume, bien souvent,

Je me penchais sur son livre à l’église ;
Si bien qu’un jour, vous le vîtes, mon Dieu !
Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu.
Jeunes amours, si vite épanouies,
Vous êtes l’aube et le matin du cœur.
Charmez...
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