Egypte

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1230 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Rois Prêtres et temples en Egypte Lagide.
Rois Prêtres et temples en Egypte Lagide.

Dans l’imaginaire du grand public, l’Egypte se représente en grande partie par sa religion, ses rites, ses lieux de cultes. Nous allons cependant nous concentrer sur les rapports entre le clergé Egyptien et le pouvoir Royal Lagide.
Dans quelle mesure, le pouvoir Lagide a-t-il vu dans l’implantation destemples des intérêts dans la mise en place de son empire. De la même manière, comment le clergé a-t-il senti l’utilité que pouvait lui apporter les Lagides dans sa stabilité.
La bibliographie est assez fournie, les sources sont aussi nombreuses (décret de Memphis).

I Temples et sanctuaires d’Egypte Hellénistique.

1) Les temples et la tradition égyptienne.

Dans un contexte d’affaiblissement dupouvoir pharaonique, les temples assuraient seul le maintien des traditions égyptiennes. Mais cela n’a pas commencé avec les Lagides, il ne fera que se renforcer. L’Egypte Ptolémaïque hérite d’un empire très structuré par les temples, par leur pouvoir. Mais la plupart étaient déjà à l’état de ruine, ainsi la période Lagide va permettre la reconstruction de nombreux temples, pour renforcer leurpouvoir. En égyptien, le temple s’appelle le Hout Netjer « le château du Dieu ». Ce temple enceint d’un mur sacré, parfois haut de quinze mètre était percé de portes monumentales, aujourd’hui il ne reste que le portes des temples, l’enceinte ayant servie de carrière depuis l’époque romaine. Les temples étaient très souvent reliés au Nil par une voie sacrée bordée d’une allée de Sphinx et de bélier.L’entrée monumentale est flanquée de Pylônes. Une fois à l’intérieur nous étions dans une grande cour, la cour des fêtes, péristyle, à ciel ouvert avec des colonnades. Ensuite la salle Hypostyle et sa petite colonnade rappelant la végétation du Nil car le temple doit refléter le réel. Enfin nous accédions à l’espace le plus sacré accueillant la statue divine, le Naos. Il était à l’époque interditaux personnes autres que le clergé. Il est fermé et sans fenêtre. On trouve dans le temple la barque qui permettait chaque année de transporter la statue du Dieu. Un lac sacré fournissait de plus l’eau servant à purifier, laver quotidiennement la statue du Dieu.
Pour les égyptiens, la statue, était le Dieu. Le prêtre devait purifier l’air, la statue, avant d’apporter le repas au Dieu pourréactiver le lien. On trouve plusieurs grands ensembles à Memphis, à Thèbes, mais c’est au sud que se trouvent les temples les mieux conservés.

Mais les temples ne sont pas des lieux de rassemblement, ce sont des lieux fermés à la communauté, accessible à une minorité de prêtre et du clergé. C’est aussi un lieu idéal, où le monde est idéalisé, où le temple représente le lieu de fusion entre le réel etle panthéon.

2) Le clergé et l’encadrement de la société égyptienne.

Il faut prendre conscience que le clergé n’exerce pas de pouvoirs propres mais exerce des pouvoirs délégués par le pharaon. Le pharaon délègue un pouvoir dont il ne peut pas continuellement se réoccuper. Cela engage des liens entre les Lagides et le clergé. Ils ont la charge de maintenir l’ordre de l’univers pour maintenirl’ordre du monde, une tâche de conservatisme. Les prêtres pouvaient aussi exercer des fonctions civiles, ils se partageaient le culte au cours de l’année, permettant de libérer du temps pour d’autres activités.
Le clergé n’est pas l’apanage d’une minorité. On leur demande simplement de respecter le rite à la lettre ; il n’y a pas de liens spirituels particuliers (à l’inverse des chrétiens), onleur demande d’être de bons spécialistes. Les membres du clergé sont aussi ceux qui possèdent la mémoire, la capacité de lire, d’écrire, d’archiver et ce au-delà de leur fonction religieuse.
Il ne faudrait pas parler du clergé au singulier, il est en réalité multiforme, il est hiérarchisé. Les sacerdoces étaient transmis de façon héréditaire. Il n’y a pas de cursus honorum, un fils de prêtre...
tracking img