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  • Publié le : 4 juin 2013
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Lecture analytique:
L’excipit de La Peste, de Camus






Introduction

Le XXème siècle est marqué par de nombreux événements historiques comme la Seconde Guerre Mondiale. Camus, journaliste rédacteur en chef de « Combat », un journal regroupant des résistants est également un écrivain. Il relate dans ses œuvres des situations lui permettant de faire part de ses réflexions. En1947, deux ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, La Peste est publiée. Camus y compte à travers la chronique d’un médecin l’évolution de la vie à Oran sujette à une épidémie : La peste, que beaucoup d’historiens tentent de la rapprocher, et non sans raison, du nazisme, appelé aussi la « peste brune ». Dans l’excipit de son roman relaté sous forme de chronique il racontera l’épisode,plutôt euphorique, de la libération de la ville d’Oran par rapport au fléau de la peste.
Ainsi, nous nous demanderons en quoi cet excipit, sous forme de chronique, offre toute une allégorie de la libération de la France après la Seconde Guerre Mondiale. Afin de répondre à cette question nous traiterons certains aspects du texte les uns après les autres. Dans un premier temps nousétudierons brièvement la vision d’un chroniqueur à l’échelle humaine, ensuite il conviendra d’analyser ce que l’on peut appeler « une joie contrastée », pour enfin finir avec l’aspect humaniste et l’enseignement qui se dégage de ce récit.

( Lecture à voix haute de l’extrait

I. la vision d’un chroniqueur qui malgré tout reste un homme

1) Le propre de la chronique

● Précision des indicesspatio-temporels (« l’escalier », « nuit », « boulevards », « terrasse », etc.)

● Connecteurs logiques

● Le narrateur raconte des faits précis (parallélisme aussi avec la médecine, secteur auquel se consacre Rieux : la précision et la rigueur scientifique)

● Prise de recul et généralisation

2) Le narrateur mystérieux se dévoile : il reste un homme

● Le narrateur se dévoile enfin :perte de l’identité mystérieuse de l’auteur, il va maintenant acquérir une dimension plus humaine et plus proche du lecteur.
( « Le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s’achève ici ».

● Et il exprime ses sentiments (nostalgie du passé qui induit au souvenir, tristesse pour les morts, ses amis…)

II. Dans laquelle il fait part d’une « joie » contrastée

1) L’allégresse dupeuple

● Champ lexical de la joie : « victoire », « allégresse », « délivrance », « liberté », « cité heureuse », « réjouissances officielles » (( les premiers fusées : tout le monde fête la fin du fléau)

● Généralisation qui montre que la joie est quasi-totale et englobe toute la ville :
( Le caractère total de la réjouissance : « la ville salua [les fusées] par une longue […]exclamation ».
( Cette réjouissance est néanmoins contrastée :
- « Cette joie ne pouvait pas être celle de la victoire définitive »
- « Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée » : le docteur considère un retour plus ou moins probable de la peste, puisque le bacille qui le provoque ne meurt jamais (c’est un détail important que la population risque de ne pas connaître).

2) Maiscontrastée par une menace latente

● Ce contraste culmine à la fin du récit : La peste peut revenir à tout moment :
- Enumération des lieux qui montre que le virus peut se réveiller partout (« meubles », « linge », « chambres », « caves », « malles », « mouchoirs », « paperasses »…)
- Négations « ne pouvait pas être celle de la victoire définitive » et « le bacille de la peste ne meurt ni nedisparaît jamais » qui montrent que le virus de la peste est récurrent, et non éradiqué.
- Personnification de la peste (la peste ne dorme pas) qui étant associé à une personne donne l’impression qu’il s’agit d’une force capable de manigancer son retour et ainsi nuire à la population comme un criminel.
( Première assimilation à un fait humain : le nazisme.

III. Visées d’un texte humaniste...
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