Emma bovary

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1065 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
*Madame Bovary*, Gustave FLAUBERT
*(Lecture* analytique)
(Séance 3)
Introduction :
Le XIXe siècle voit l’essor et l’apogée du genre romanesque notamment avec le mouvement réaliste et naturaliste et les grandes sagas telles que la Cdie Humaine de Balzac ou Les Rougeon –Mac- Quart de Zola.
Entre ces deux sagas l’auteur Flaubert fait paraître en 1857 Madame Bovary, roman racontantl’histoire d’Emma Rouault qui deviendra l’épouse de Charles Bovary officier de santé dans la campagne normande. Le roman fut condamné pour l’immoralité d’Emma, femme adultère. Le texte proposé est l’extrait du 2è chapitre de la 1ère partie et correspond à la rencontre entre Charles et Emma. Ch. est venu soigné la jambe du père Rouault, celui-ci est alors marié a une femme tyrannique et laide.Comment Flaubert traite t’il le topos romanesque de la 1ère rencontre ? Nous montrerons dans un 1è temps que le narrateur propose un portrait morcelé d’Emma et dans un 2nd temps un portrait direct de Ch.
Un portrait morcelé d’Emma Le 1è P@ correspond a un sommaire (l. 1à 6). Emma est vue à travers les paroles échangées au cours du repas. Ces paroles sont rapportées au discoursindirect : « on parle » et au discours indirect libre « Mme Rouault ne s’amusait guère […] Surtout maintenant ». Emma est présentée/ ses manières / ses attitudes « elle grelottait » Le 2è P@ correspond à une pause descriptive qui s’attache a la chevelure d’Emma Le 3è P@ correspond a la recherche de la cravache de Ch : Emma est vu à travers ses actions « se penche» (l.36), « se redresse » (l.40), « regarde » (l.41), « en tendant » (l.42) = L’originalité de Flaubert réside dans la variété des modes de présentation d’Emma : le lecteur doit construire son portrait à partir de ses propos, sa coiffure, ses attitudes. Cette analysé montre que
B/ Emma est inadaptée à son milieu :
Emma est trop raffinée pour la campagne. On le voit à safaçon de parler l.4 « ne s’amusait guère à la campagne » : on observe une recherche dans le langage commun des paysans. l.6 « elle grelottait » montre qu’elle n’arrive pas à s’adapter à la rudesse de la campagne. Le néologisme « mordillonner » (l.9) montre sa retenue : son attitude n’est pas grossière. L.11 la mention d’un « col blanc » révèle une propreté et unsoin sui ne sont pas toujours de coutume chez les paysans. La coiffure apparaît ê sophistiquée pour une paysanne : « deux bandeaux » (l.11), « un chignon » (l.18) Emma s’ennuie à la campagne Les tâches rustique de l’intéressent pas (l.4/6) l’adverbe « surtout » montre que son ennui s’accentue lorsqu’elle doit participer. Son ennui est indiqué par sonattitude dans le 3è P@ à la ligne 26 « le front contre la fenêtre, et qui regardait dans le jardin ». Emma apparaît inactive et prostrée ; le seul horizon proposé est la vue sur les haricots : elle ne peut échapper à la réalité qui l’entoure. Emma est pourtant une jeune femme qui domine C’est elle qui engage la conversation par une Q° l.30 « cherchez-vous qqch ?» Elle a des responsabilités étant donné que Mr Rouault est veuf et immobilisé par sa jambe cassée (l.4/6) Son autorité est suggérée par la comparaison l.21 « comme un homme » Elle se distingue par son efficacité, par antithèse avecCh. l.33 « il se mit à fureter » + énumération de trois endroits. l.35/36 « elle s’aperçut » ; « elle se pencha » = l’efficacitéest indiquée par des phrases simples et juxtaposées
*Tr° : Emma est vue par Ch,on peut s’intéresser au portrait direct* de celui-ci
Un portrait implicite de Ch. A/ Ch. est ébloui par Emma
Son pt de vue est donné dans le texte grâce aux verbes de percept° : « remarqua » (l.20), « trouva » (l.2/6), « sentit (l.39) Il ne mentionne que ce qu’il ne peut voir l.8...
tracking img