En attendant godot

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1023 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 9 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
En Attendant Godot | |
|Extrait 3 |

Estragon : « je suis fatigué » p88 à Estragon : « elle me va »

Introduction
-présentation pièce
-présentation du passage : l’attente pour les personnages devient attente pour les spectateurs, la pièce commence à s’enliser etdévie vers une histoire de légumes.
-problématique : comment le théâtre devient’ il lui même le symbole d’une existence humaine qui tourne à vide ?
-Annonce du plan

I. L’expérience de l’attende et du vide

A. Les rapports entre les 2 personnages
1. La situation des personnages :
E et V, deux clochards installés au bord du chemin, dans un lieu sans reperd, attendant l’arrivée d’uncertain Godot (dans lequel on peut voir le mot « God » qui signifie « Dieu »). Les 2 misérables clowns, marginaux, s’illustrent comme des antihéros : déchéance physique « E : je suis fatigué », pauvreté : « V :tu veux un radis » et une usure du quotidien qui se manifeste par des insultes « V : l’autre porc ».
V est plus protecteur « V : d’ailleurs tu exagères avec les carottes », « E : tum’aideras ?  V : Bien sur ». V parait comme le meneur du jeu, celui qui décide de ce qu’il faut faire, celui qui gère les quelques biens (radis, carotte, chaussure) qu’ils possèdent. Il crée un rapport d’autorité avec E, qui dépend de lui. C’est lui qui domine l’échange et s’impose au fur et a mesure des répliques, jusqu’à la scène finale de l’essayage de la chaussure dont il prend l’initiative. Lesdidascalies et les insultes traduisent l’agacement du personnage devant la dépendance et la demande de reconnaissance et d’amitié d’E « V : impatiemment : mais oui, mais oui ».
2. Le langage comme justification : le langage lui-même ne les aides pas à donner un sens à l’univers mais se révèle au contraire répétitif et illusoire. Toutefois, puisque les personnages sont là, sur scène, il faut qu’ilss’expliquent. Le langage est la justification de leur présence.
3. Une impasse : les personnages sont dans l’incapacité d’agir. V multiple ainsi les indications qui manifestent cette résignation : « on ne peut pas », « il n’y a rien a faire », « j’ai tout essayé ». L’attente de Godot prive les personnages de toute positivité de quitter l’espace de la scène : condamnés à être là, ils ne savant pas quoifaire « E : Allons-nous en. V : on ne peut pas ».

B. La résignation et le désœuvrement
1. L’affirmation de l’ennui : tout au long du passage les deux personnage soulignent résignation et désœuvrement « il n’y a rien a faire », « j’ai tout essayé ».
2. La discussion sur les légumes : la pièce elle même s’enlise et dévie dans des histoires de légumes « E : je vais chercher une carotte (il nebouge pas) ». L’opposition entre radis roses et radis noirs, le débat sur « délassement » ou « distraction » exprime eux aussi le caractère dérisoire d’une existence qui tourne à vide. La réponde d’E « pas encore assez » indique que la pièce de B va explorer jusqu’au bout les conséquences de ce vide existentiel.
3. Une intrigue qui ne progresse pas : leur discussion porte sur des éléments qui nefond pas avancer l’intrigue : par exemple leurs gouts « E : je n’aime pas les roses » qui est aussi peut être la seul chose qui permettent aux personnages de s’affirmer , d’avoir une existence humaine. Les didascalies soulignent la passivité des personnages. Elles mettent en évidence un manque de réaction, au cœur d’un espace temps sans repères, où le silence prend de plus en plus de place (gesteslents, temps mort).

II. L’illusion théâtrale abolie

A. L’affirmation de la théâtralité
1. L’affirmation de l’espace scénique passe par le discours : l’affirmation du lieu théâtral où se déroule la présentation est un vieux procédé de « théâtre dans le théâtre » qui provoque souvent le rire et casse l’identification. V et E jouent leur propre rôle d’acteurs « V : On est des...
tracking img