En quel sens la science a t-elle une histoire?

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  • Publié le : 15 février 2010
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« Et pourtant elle tourne » s’exclame Galilée en tapant du pied quand l’église l’oblige, sous peine de se faire guillotiner, à retirer sa théorie de la pensée dite scientifique à l’époque. Cela montre que la science a eu des difficultés à s’inscrire dans l’histoire. L’histoire est la succession d’évènements qui s’enchainent selon une suite de conséquences et de causes. C’est l’ensemble desévènements, des causes, et des conséquences qui créent ensemble ce qu’on appelle l’Histoire, dans son déroulement. Mais l’Histoire est aussi le nom communément donné à l’ensemble de tous les évènements qui se déroulent jusqu’au point où on en parle. La science, du latin scio*, savoir est l’ensemble des choses sue. Cependant, la science a elle aussi des conditions spécifiques, toutes les études ne peuventpas être appelées « science ». Et même entre eux, les philosophes ne s’accordent pas sur une liste exhaustive de toutes les sciences, les uns considérant que telle ou telle science n’est pas une science pour des raisons plus ou moins déterminées. L’histoire des sciences est la constitution progressive d’une idée, d’un raisonnement qui a un rapport à la science. C’est l’étude des mouvementsprogressifs des différentes transformations au fil des millénaires associé à l'accumulation des connaissances qui découlent de la volonté des hommes curieux et savants – appelés les scientifiques- à déceler les mystères de l’univers. Cependant, peut-on dire que « science » peut se conjuguer avec « histoire » ? Car la science découle des pensées des scientifiques ou savants, et pas directement desévènements spontanés, crée par tout type d’individus. C’est une élite seulement qui peut créer la science de l’histoire, si science de l’histoire il y a. Les acteurs d’une histoire de la science sont réduits, et tout type de réflexion n’est pas forcément scientifique. De plus, on attend en général une certaine cohérence de la science, c’est le savoir de l’univers, ça doit être précis et unique, or,lorsque l’on raconte l’histoire, ce n’est pas stable, et ce n’est pas unique, il y a trop d’exemples différents. Lorsqu’on s’attend à un ordre dans la science, l’histoire ne semble pas correspondre, entre guerres et révolutions, à une vision idéale dans laquelle pourrait s’inscrire une science que tout le monde suivrait facilement, étant donné qu’elle s’inscrirait dans un monde ordonné. En même temps,on ne peut nier la présence de la science dans l’histoire : il y a des scientifiques, des cours de sciences, des établissements scientifiques, des expositions scientifiques, des commémorations scientifiques… Il faut donc se demander dans quelle mesure la science peut-elle avoir une histoire au sein de l’histoire désordonnée et à quoi servirait cette science. En premier lieu, il s’agit de voir quela science présente des difficultés à avoir une histoire qui lui est propre, en second lieu, tout de même, il faut préciser que cette histoire des sciences se fait quand même au biais de facteurs différents, et enfin, il s’agira de s’interroger sur le « pourquoi » il y a une histoire de l’art, pour qui et pour quelle raison .

***La science présente plusieurs difficultés à avoir une histoire. Elle semble avoir des critères qui ne lui permettent pas d’être assez cohérente et « solide », d’une certaine manière, pour pouvoir bâtir petit à petit un « monument historique »

A priori, la science ne peut pas être créatrice d’un mouvement qui constitue l’histoire, c’est même lecontraire
Elle n’est pas moteur dans la société, elle ne constitue pas un point positif dans une cité, puisqu’elle va de pair avec la corruption des mœurs. Selon Rousseau : « Depuis que les savants ont commencé à être parmi nous les gens de bien se sont éclipsés . ». Comme si les savants semaient un désordre autour d’eux, et qu’ils étaient incapables de s’attirer une vie calme et...
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