En quoi ces descriptions participent-elles a la construction du personnage. le realisme : maupassant et zola

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  • Publié le : 18 mai 2010
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Ces extraits d’une vie de Guy de Maupassant, et de l’assommoir de Zola s’inscrivent tous deux dans le courant réaliste, propre au XIX eme siècle. Zola, nous montre la ville de paris par les yeux de Gervaise personnage parisien triste dans l’attente désespérée de son mari qui avait découché pour la première fois. Guy de Maupassant présente la désillusion de Jeanne, face au futur ennuyeuxqu’entraine le mariage. Nous allons étudier la question suivante : Quelle sont les fonctions de ces descriptions dans la construction du personnage du roman ?
Tout d’abord la description du paysage reflète l’état d’esprit et les sentiments des personnages au moment de la description. Zola et Maupassant utilisent la focalisation interne. Ainsi le lecteur semble voir la scène à travers les yeux despersonnages romanesques Jeanne et Gervaise.

Dans l’assommoir, Paris est présentée comme une ville morne, sale, lugubre. L’auteur nous donne à voir le paysage a travers les sens de Gervaise : l’odorat « puanteur », puis la vue « regardait à droite » « apercevait » « levait les yeux » et enfin l’ouïe « les cris ».
Chaque détail rappelle sa peur de la mort de son mari. Tout d’abord, le champ lexicalde la mort omniprésent dans les éléments de paris « mort sanglante » « tablier sanglant » « massacré » « odeur fauve » « cris d’assassinés » « troué de coup de couteau » fait transparaitre le cauchemar macabre dont Gervaise est victime, ce qu’elle redoute : celui de retrouver son maris mort. Son regarde s’attarde d’ailleurs sur des éléments renvoyant a la mort ; « l’hôpital de Lariboisière » parexemple< ;

Cette ville est délabrée à l’image de l’hôtel de ville décrit a travers les yeux de Gervaise. Le champ lexical de la dégradation, de la vétusté : « masure » « pourrie » « lettre jaune » « moisissure du plâtre » « humidité » « ordures », présent à la fois dans la description de la rue et dans celle de la façade de l’hôtel, est à l’image de la vision de cette femme. En effet ellefait preuve ici d’une vision négative de son environnement, au même titre que ses émotions. Son envie de retrouver son maris par tout les moyens est suggérée dans les verbes « regardait » « suivait » « fouillait » « revenait » « apercevait » « penchait » qui amorcent la description, et par les compléments circonstanciels de description « a gauche » « du coté des boulevards » « a droite » « en faced’elle » « au delà de cette muraille ». On assiste à une progression géographique suivant l’accentuation de sa fébrilité, de son angoisse.

Sa peur s’accroit par les difficultés voire l’impossibilité de retrouver son mari que l’immensité et le grouillement humain de Paris impose. On a donc une personnification de la ville de Paris présentée comme une véritable bête, « grondement matinalde paris ». La foule est associée aux mots « flots » « noyait » « mares » qui renvoient à l’idée de courant impossible à arrêter de l’eau. Les termes « troupeau » « défilé » « cohue » nous mettent en face du grouillement humain observable par Gervaise. La métaphore « long ruban d’avenues » renforce l’idée de la longueur, de la grandeur de paris.
Zola ne nous donne donc pas directement lessentiments de Gervaise ou du moins ne les exprime pas explicitement ou très peu (« sa douleur »). C’est grâce à sa description, et notamment celle du paysage qu’il parvient à nous faire rentrer dans l’intériorité même de Gervaise nous faire sentir la progression de son angoisse, la gravitée de la situation a ces yeux, sa peur. Il dresse ici le portrait d’une femme inquiète, noyée dans la masse et doncdésespéré.

Dans Une vie de Guy de Maupassant, La description commence à la ligne 24, lorsque Jeanne regarde la campagne à la fenêtre. La nature apparait comme véritablement transformées selon la vision de jeanne et est a l’image de son passé gai, et de son futur morne sans espérance.
Elle évoque son passé avec mélancolie, le paysage est donc emprunt des bonheurs regrettés : Les descriptions...
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