En quoi la baisse du cout du travail pourrait être une réponse au chômage.

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  • Publié le : 3 septembre 2011
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Economie.

Après avoir rappelé les théories néoclassique et keynésienne de l’emploi, répondez à la question suivante : en quoi la baisse du cout du travail pourrait être une réponse au chômage.

La question du chômage est centrale dans les pays développés depuis trente ans. Il y a aujourd'hui en France environ 2,3 millions de chômeurs. Les chômeurs sont définis par l'INSEE comme étant despersonnes sans emploi, à la recherche d'un emploi et disponibles pour en occuper un. Les pouvoirs publics dans différents pays ont cherché à lutter contre le chômage en réduisant le coût des emplois. Aussi depuis longtemps les différent courant économique, tel que les néo-classiques, ou les keynésiens, ont confronté leur idée à ce sujet, en proposant souvent des solutions opposées. Après avoir doncrappelé les théories citées précédemment concernant l’emploi, nous nous interrogerons sur l'efficacité de ces politiques en montrant d'abord les effets favorables d'une telle réduction du coût du travail mais en soulignant, dans un second temps, ses limites.

L'école néoclassique est un terme générique utilisé pour désigner plusieurs courants économiques qui étudient la formation des prix,de la production et de la distribution des revenus à travers le mécanisme d'offre et de demande sur un marché. Le propre du modèle néo-classique est de privilégier l'analyse microéconomique. Pour les néo-classique le chômage ne peut être que volontaire. Sur le marché du travail, la confrontation de l’offre et de la demande conduit à déterminer deux grandeurs : le salaire et le niveau d’emploi. Lathéorie néo-classique utilise ce mécanisme de marché pour démontrer que le chômage ne peut être durable. Il suffit en effet de diminuer les salaires pour que la demande de travail des entreprises s’accroisse et fasse disparaître le chômage. Le salaire, qui est la variable stratégique, permet la réalisation de l’équilibre. Cependant de multiples rigidités (intervention des syndicats par exemple,état gendarme), influencent les salaires qui s’éloignent du niveau d’équilibre, créant ce faisant un sous-emploi qui peut être important et durable. L'analyse néo-classique parle de « marché du travail ». Ainsi ce marché fonctionnerait comme les autres marchés (par exemple le marché des biens ou de la monnaie). Les néo-classique pensent donc que le circuit économique ce régulent tout seul et n’a enaucun cas besoin de l’intervention de l’état.
La théorie néo-classique fut longtemps remise en question pour laisser place peu à peu à un nouveau courant, le courant Keynésien.
Les keynésiens privilégient, contrairement au néo-classique, une analyse macro-économique de notre circuit économique.
Keynes pense que laisser le marché s’autoréguler seul n’est pas une bonne solution puisque celui-cicomporte de nombreuse fuite, il pense donc que l’état doit organiser et surveiller l’économie, c’est ce qu’il appelle « l’état gendarme ». Aussi, pour les Keynésiens, le mécanisme des prix sur le marché du travail n'aboutit pas usuellement au plein emploi d'où l'introduction de la notion de chômage involontaire. Il pense aussi qu’une baisse des salaires nominaux n’ait pas une solution valable carelle entraînerait un pouvoir d’achat diminué, et une contraction de la demande qui provoquerait à son tour une baisse de la production et donc une baisse de la croissance. En conséquence, une demande effective insuffisante ne va pas entrainait le plein emploi puisqu’il y aura une baisse de la production et donc moins de force de travail nécessaire à cette production. Pour résorber le chômage Keynespense il faut alors augmenter les salaires (ou les prestations) afin d’augmenter la demande de consommation, même si cela doit provoquer de l’inflation. Et une augmentation de la masse salariale par injection par l’Etat de liquidités dans le circuit économique a le même effet.

Maintenant que nous avons rappelé les théories du travail Keynésienne et néo-classique, nous pouvons nous demander...
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