En quoi les etats et empires de la lune illustre la séquence sur le baroque

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  • Publié le : 14 mai 2010
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Les Etats et Empires de la Lune ont été publiés à titre posthume en 1657, non par Cyrano lui-même mais par Charles de Sercy. Ce premier tome , dont la suite est Les Etats et Empires du Soleil, défend les idées des penseurs libertins à savoir la pluralité des mondes, des langues, des pensées et des cultures et s’inscrit dans le grand courant de l’utopie. Il fut commencé en pleine naissance d’unnouveau mouvement qui brise les contraintes existantes dans le milieu littéraire : le baroque. Il est donc logique que l’on retrouve dans cet ouvrage un grand nombre des thèmes propres et caractéristiques à ce mouvement.

Cyrano nomma son œuvre Les Etats et Empires de le Lune non par hasard mais pour lancer
le ton dès la première vue : Cyrano nous transporte dans les nuages et nous amène surla
Lune, territoire encore inconnu à l’époque. Il fait donc pour cela appelle à une machine qui fut inventée à l’Antiquité par Galilée et ne se contente pas seulement de citer plusieurs fois le nom ce cet inventeur mais fait carrément son éloge. On peut également le considérer en quelque au centre du livre car sans son invention, le livre n’existerait point. Les machines de Galilée sontassimilées aux astres que le narrateur visite tour à tour, ce qui n’est pas sans rappeler l’astronomie et ses découvertes menées à bien par Copernic. Le narrateur se base d’ailleurs sur la théorie que la Terre tourne autour du Soleil pour effectuer l’itinéraire de son périple, bien qu’il ignore encore que la Terre tourne sur elle-même. Cyrano, à travers les progrès scientifiques et astronomiques, pose lecontexte dans lequel à évolué le mouvement baroque.
Viennent ensuite les thèmes récurrents du baroque : nous étudieront tout d’abord les principaux puis dans un second temps les secondaires.
Tout d’abord, la métamorphose règne tout au long de notre lecture. Le narrateur Dyrconia désire se dégager de l’attraction terrestre afin de s’envoler vers la Lune,, mais par de faux calculs, setrompe et arrive dans d’autre monde que celui espéré. Pourtant, il ne s’y déplait point et nous offre à chaque nouveau panorama une description très détaillée jamais péjorative. On rencontre donc au fil des pages un décor très différent du premier mais également des civilisations uniques par rapport aux autres mais surtout par rapport à la planète Terre dont nous gardons l’exemple de comparaisonsous-entendu. Ces êtres vivants ont une manière de vivre originale comme par exemple les vieillards qui obéissent à leurs enfants sur la Lune, modèle d’éducation contraire à celui de la Terre. Ce changement est tel que le langage lui-même peine à suivre le narrateur dans ses péripéties si rapides.
La métamorphose est ici liée à l’illusion. En effet, le narrateur change de monde le long deson périple par sa machine qu’il a créée avec des bouteilles de rosée. Mais cette machine utilisée n’est-elle pas utopique ? S’envoler dans les airs ne relève-t-il pas du songe de l’Homme depuis la nuit des temps ? Cyrano fait rouler notre imagination avec ces Mondes nouveaux qu’il s’amuse à inventer mais aussi par ces lieux merveilleux qui finalement ne sont que rêves à cette époque. Néanmoins,Cyrano construit son œuvre sur ce voyage spatial : on peut supposer que l’auteur s’attache donc à trouver une certaine liberté à s’éloigner de cette planète Terre et de sa manière de penser et d’agir de ces habitants. Enfin , on peut faire le parallèle entre cette « liberté » abstraite et la « liberté » d’écriture que recherche les écrivains baroques en brisant totalement les règles du classicisme.En outre, même si Cyrano de Bergerac nous conte une histoire ayant des paysages différent, leur seul point commun semble être la nature : elle est partout, en tout coin du livre car sa constante mutation concile le matérialisme de l’éternel et de l’éphémère, c’est-à-dire que la nature est le seul point de repère « stable » qui lie l’illusion et la métamorphose dans quelque monde qui...
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