Enjeux et strategies des marques generalistes et specialistes sur le marche ethno-cosmetique

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CONTRIBUTION DE RECHERCHE

ENJEUX ET STRATEGIES DES MARQUES GENERALISTES ET SPECIALISTES SUR LE MARCHE ETHNO-COSMETIQUE

Audrey FORCADELL
Mastère M2C - Années 2006 / 2007
SOMMAIRE

Résumé 1

Summary 1

INTRODUCTION 2

I. LES COSMETIQUES, UN SECTEUR PROPICE AU MARKETING ETHNIQUE 4

A. Le marché de l’ethno-cosmétique 4

B. Les attentes des consommateurs 5

II. STRATEGIEMARKETING DES MARQUES INDUSTRIELLES 6

A. Des marques généralistes et des marques spécialistes 6

B. Une communication muette 8

III. LA RELATION MARQUES – CONSOMMATEURS 10

A. Modernité contre communauté 10

B. Retour à une starification de la marque 11

CONCLUSION 13

BIBLIOGRAPHIE 14

ANNEXES 16
Résumé

Quels sont les enjeux du marché de l’ethno-cosmétique pour lesmarques généralistes et les marques spécialistes et quelles stratégies adoptent-elles ?

L’ethno-cosmétique en Europe concerne les produits destinés aux peaux noires et métissées, aux cheveux crépus, frisés et défrisés. C’est avant tout un concept marketing dont le seul mérite est de traduire une réalité, celle de la prise en compte d’une minorité jusqu’ici marginalisée par l’offre des grandesentreprises de l’industrie cosmétique en Europe. En effet, représentant 12 à 14 millions de personnes, soit environ 20% de la population française, ce métissage croissant des sociétés occidentales, ainsi qu’un plus grand pouvoir d’achat des femmes noires installées depuis plusieurs générations justifient le potentiel de ce marché. La France encore résistante à la « tentation ethnique » pour des raisonspolitiques et éthiques, reste réfractaire quant à aller à l’encontre de l’idéal égalitaire. De ce fait, de plus en plus d’entreprises font de l’ethnique sans s’en vanter, les rayons hygiène-beauté s’élargissent et proposent des soins spécifiques. D'abord limité à une distribution de proximité, ce segment commence peu à peu à atteindre une plus grande visibilité. Certaines marques se sont implantéesdans les grands magasins très fréquentés tels que les Sephora ou Marionnaud comme par exemple la marque Bobbie Brown où l’on peut en plus bénéficier de séances de maquillage gratuites et de démonstrations produits. La grande distribution et le circuit des pharmacies et parapharmacies s’ouvrent eux aussi à ces marques. Ces points de vente se sont convertis et ont inventé le micro-merchandising.Des marques généralistes (L’Oréal, Estée Lauder, Nivéa, Garnier…etc) et des marques spécifiques (Iman, Kanellia, Black Up, Black Opal, Mela’Aura, etc) se partagent le marché en adoptant chacune les stratégies qui leur semblent être les meilleures. Sur le créneau des capillaires, les marques spécifiques prônent le naturel et le retour aux « sources », pour un cheveu plus sein et plus « identitaire». Les marques généralistes quant à elles ne se prononcent pas franchement et ciblent de manière plus large en utilisant un jargon plutôt multiculturel. Par exemple Dop, pour sa campagne a eu recours à des castings multiculturels par l’introduction de produits exotiques dans la composition de leurs lignes de produits : shampoing au Henné, au Karité, à l’huile d’avocat, etc. Même si ces marques sesont engagées sur ce marché, nous avons plutôt tendance à juger qu’elles le font de façon indirecte et suggestive. En effet, pour ne pas perdre leurs clientèles habituelles et dans le but d’en acquérir une nouvelle aux besoins spécifiques en introduisant ces nouveaux composants, les grandes marques de cosmétique adressent ces produits aux personnes ayant des cheveux secs et frisés, ou alors auxbrunes. Concernant les segments maquillage et soin du visage, les marques généralistes tout comme les marques spécifiques étendent leurs gammes de couleurs. Toutefois, un paradoxe apparaît : le maquillage apparaît comme le segment pauvre de l’ethno-cosmétique alors que la cible en est friande. Dans les deux cas de figure, que ce soit les marques spécifiques ou généralistes, elles utilisent des...
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