Epithete

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L’ÉPITHÈTE
=un adj.qualificatif ou ses équivalents qui accompagne un nom et exprime, sans l’intermédiaire d’un verbe, une qualité de l’être ou de l’objet donné ; adj.subordonné à un nom
- du grec epitheton = ce qui est ajouté à ; -en roumain = « atribut adjectival »
-diff. par rapport à l’apposition : aucune virgule ne le sépare de son support
-diff. par rapport à l’attribut : aucun verben’intervient pour assurer une liaison avec le support et pour lui imposer des limitations temporelles, aspectuelles et modales
-si l’attr. exprime une fonction de caractérisation actualisée (qualité attribuée à un nom par l’intermédiaire d’un vb) – Cet enfant est triste
-l’épithete exprime une fonct.inactualisée un enfant triste;
la caractérisation=à l’intérieur du GN, où l’ép. contribue àla construct. d’une expression descriptive

LES QUESTIONS
quel? quelle sorte de ?

LA NATURE
- sa réalisation =adjectivale/ adj.ou équivalent
1.adj.qualificatif ou interro-exclamatif /Béchade 1986
une jolie femme
A cette fête succèdent quelles menaces, quels reproches! apud Béchade
2. équivalents de l’adj.qualificatif
a/-part.présent -invariable, peut être accompagné d’un complémentune fenêtre donnant sur le jardin; les citoyens français vivant à l’étranger
b/-adj.verbal =des part. présents qui ont acquis toutes les propr. de l’adj.qualificatif (s’accordent, peuvent être affectés par les degrés d’intensité, peuvent être attributs)
des armoires luisantes, des femmes toutes rayonnantes de joie
c/-part.passé
le jugement porté sur le livre, votre dévoué serviteur,l’année passée
-ils s’accordent et se paraphrasent généralement par des relatives déterminatives : qui est porté
d/-noms qui ont quitté leur catégorie gramm., par dérivation impropre, sont devenus des adjectifs
un professeur fantôme, une tarte maison, un scandale monstre, un livre choc, une action point, le genre artiste,une jupe cerise, des cravates chocolat, une réponse vache (méchante)
e/-adverbeune femme bien, le temps jadis, une lueur dans la presque obscurité/Proust, apud Béchade
les roues avant/arrière, un homme debout
f/-locutions adjectivales
-un garçon comme il faut; des gens comme ça; une femme BCBG -bon chic bon genre;
une femme très “Suivez-moi, jeune-homme”
g/-prop. subord. relative correspand à une épith.
L’homme qui a de l’énergie surmonte tous les obstacles=énergiqueLA PLACE DE L’ÉPITHÈTE
-problème très épineux; il est presque impossible d’établir des règles absolues /
Le Bidois 1968, Béchade 1986
-statistiquement, la post-position est la plus fréquente;
mais, comme le montrent Riegel et alii (1997 : 181) en fr. parlé 1 adjectif sur 3 est anteposé au nom, jusqu’à 1 sur 2 dans les textes litt, mais seulement 1 sur 10 dans les textes scientifiques
-sila tendance générale est à la post-position, il y a des contraintes, certains facteurs qui interviennent: 
1/ facteurs catégoriels : opposition adj. relationnels vs. qualifiants
2/ le sémantisme du nom et de l’adjectif
3/ la fonction syntaxique du GN dans la phrase
4/ facteurs rythmiques: la dimension du nom et de l’adjectif, la prosodie
5/ facteurs diachroniques: survivance de l’usageancien où dominait l’antéposition
1-antéposition
-l’antéposition était préférée dans l’ancienne langue; vestiges- expressions archaïques
légitime défense, pleurer à chaudes larmes, coucher à la belle étoile, manger à belles dents;
-les noms composés = vestiges : bonhomme, bonheur, beau-frère, grand-mère
-à présent - surtout les adj.monosyllabiques ou bisyllabiques -bon, beau [laid non], court,grand, gros, joli, veux, jeune, haut, vilain (=laid, méchant) le vilain petit canard
Béchade - adj. à sémantisme faible -il semble que l’adj. antéposé, ayant perdu son accent, a perdu son autonomie sémant.; il forme une espèce de tout avec son support un gros pain,
une belle femme mais une femme belle à ravir /adj+compl.;
un voyage long et fatigant /coordination avec un adj.postposé...
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