Eps sport

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2487 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 10 juin 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
1) Nature de l’épreuve

L’épreuve dure 20 minutes. Elle comprend 10 minutes d’exposé du candidat et 10 minutes d’échange avec le jury (Arrêté du 10 mai 2005 et note de service du 16 mai 2005). « Au cours de l’entretien, le candidat indique ce qu’il retire de sa pratique pour lui-même et pour son enseignement. Il expose en particulier comment il peut transposer cette pratique pour sonenseignement à l’école primaire, en prenant en compte les liens avec les autres disciplines et le développement de l’enfant. Puis le candidat répond à des questions de jury, destinées à élargir et approfondir sa réflexion, qui porteront sur une autre activité physique que celle choisie, parmi les activités les plus pratiquées à l’école primaire ».

2) Exposé

a) Constats

• La plupart desexposés semblent avoir fait l’objet d’une préparation en amont. La notion de programmation et la connaissance des textes sont plus présentes mais les mises en relation mettant en évidence la polyvalence de l’enseignant quand elles existent, restent dans le domaine de la déclaration d’intention.

• Le temps passé par les candidats à exposer leur vécu et leur pratique personnelle est tropimportant au regard de la faible exploitation qu’ils en font pour leur enseignement.

• Le temps des exposés se situe entre 8’ et 10’ et peu sont inférieurs à 7 min. Les candidats les mieux préparés viennent avec un moyen de chronométrage.

• La présentation des exposés fait l’objet d’un plan en accord avec les exigences de l’épreuve pour la plupart des candidats.

• Lesmembres de jury constatent une certaine homogénéité des candidats qui proposent un contenu relativement « formaté » ne mettant pas en valeur leurs capacités d’analyse. Ils observent néanmoins l’émergence de formulation de problématiques autour de l’articulation entre la pratique du candidat et une mise en œuvre pédagogique. Toutefois, il conviendrait d’intégrer dès l’introduction l’amorce de laprise en compte de la transversalité et de la « polyvalence du maître ». Les meilleurs candidats annoncent un plan et tissent d’emblée des liens entre les compétences définies dans les différents textes.

• Les membres du jury s’interrogent encore sur l’intérêt de définir l’athlétisme comme une activité de projection de son corps ou d’un objet vers l’avant d’autant qu’aucune exploitationn’en est faite. Il serait souhaitable de dépasser la récitation de définitions plus ou moins pertinentes pour développer un argumentaire explicitant « A quoi ça sert et pour quels enjeux éducatifs ? »

• Le vocabulaire technique ou pédagogique employé se révèle très souvent « plaqué » et vide de sens : pour la course, par exemple, les termes «  aérobie », « anaérobie », « productiond’acide lactique » se révèlent mal compris et dénotent souvent des contresens (Ex : « aérobie lactique » ; « anaérobie alactique » pour caractériser la nature de l’effort en 1500 mètres …).

• Les membres de jury constatent encore quelques difficultés à différencier l’entraînement de l’apprentissage, l’animation de l’enseignement et donc le sport de l’EPS.

• Le projet de find’année, souvent cité, apparaît sans autre but que de motiver les élèves ou de remporter une rencontre sportive. Il ne laisse pas entrevoir d’enjeux éducatifs majeurs. Le choix récurrent des « olympiades » comme fil conducteur de l’enseignement de l’EPS au long de l’année élude une réflexion approfondie sur l’élaboration d’une programmation satisfaisante au regard des exigences institutionnelles.• Les connaissances concernant les caractéristiques des élèves et le développement de l’enfant sont trop peu présentes. Ce qui ne permet pas encore de constater une réflexion sur d’éventuelles mises en œuvre adaptées aux élèves. L’élève de grande section ressemble trop souvent à l’élève de CM2.

• La nécessaire polyvalence de l’enseignant demeure au stade de l’évocation et n’est...
tracking img