Equilibre partiel marshall

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Chapitre 2

Équilibre général versus équilibre partiel
Me lo dijeron muchas veces y lo he olvidado siempre más

Me lo decía mi abuelito Jose Agustin goytisolo

Sommaire
2.1 Les données du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.2 L’analyse « partielle » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . 2.3 L’analyse « générale » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 26 27

arvenus au terme de cette brève introduction à la théorie de l’équilibre général, il est temps de se poser un certain nombre de questions. L’une d’elles — et non la moindre — est : pourquoi utiliser une approche en termes d’équilibre général plutôt qu’une vision entermes d’équilibre partiel ? Vous savez que tous que les marchés sont interdépendants. Ce qui se passe sur un marché affecte généralement un ou plusieurs autres marchés ... qui eux mêmes modifient l’environnement d’autres marchés, etc.

P

Pourquoi constate-t-on cette interdépendance ? Rappelons deux points1 : – les fonctions de demande des consommateurs dépendent de tous les prix ; – sur chaquemarché se détermine un prix et un seul. Il existe donc une interaction directe entre marchés suivie de nombreux effets de rétroaction. Le graphique 2.1 illustre — dans le cas simple d’une économie à deux marchés — les effets de rétroaction d’un marché à l’autre.

D1 (p1 , p2 )
p
1

D2 (p1 , p2 ) p
2

O1 (p 1 , p2 )

O2 (p1 , p2 )

Marché du bien 1

Marché du bien 2

Fig. 2.1 – Effetsde rétroaction d’un marché à l’autre Grâce à ce schéma, nous allons pouvoir distinguer entre l’approche « partielle » et « générale ».
1. Nous allons volontairement restreindre notre approche au cas des fonctions de demande.

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CHAPITRE 2. ÉQUILIBRE GÉNÉRAL VERSUS ÉQUILIBRE PARTIEL

L’approche « partielle » consiste à étudier l’équilibre sur un marché en négligeant les inévitableseffets de rétroaction. L’approche « générale » se propose d’en tenir compte. Par conséquent, un marché ne saurait être dit en équilibre que lorsque tous les effets de rétroaction y sont nuls. Cela suppose bien entendu que tous les autres marchés sont eux mêmes en équilibre. L’approche « générale » ne saurait donc concevoir l’équilibre de l’économie autrement que sous la forme de l’équilibre simultanéde tous les marchés. L’approche en termes d’équilibre partiel est associée au nom d’Alfred Marshall. Bernard Guerrien la définit de la façon suivante2 : Approche [...] qui consiste à raisonner sur l’offre et la demande d’un bien (quelconque) sans tenir compte de ce qui se passe avec les autres biens (et vice versa). C’est ce qu’on appelle la clause « toutes choses égales par ailleurs » ou ceterisparibus. (Guerrien, 1996) Après avoir rappelé combien cette approche est critiquable, l’auteur continue : L’approche par l’équilibre partiel occupe toujours une place importante dans les analyses théoriques usuelles (notamment néo-classiques) car elle a pour elle l’avantage de la simplicité, contrairement à l’approche par l’équilibre général. (Guerrien, 1996) Nous nous proposons dans ce qui suitd’illustrer la supériorité de l’analyse « générale » sur l’analyse « partielle ». Pour ce faire, nous allons étudier un exemple dû à D. Bradford (voir Bradford (1978)). Il s’agit d’étudier l’impact sur une économie d’une taxe sur le travail appliquée de façon « locale ».

2.1 Les données du problème
Nous allons supposer qu’une économie est composée d’un grand nombre de villes : V . Une entreprise estinstallée dans chaque ville. On admet que cette entreprise se comporte comme si elle était en concurrence pure (c.-à-d., elle est price taker). Elles produisent toutes un même bien de consommation q, produit à l’aide de travail n. Leur fonction de production — strictement concave — s’écrit : q = f (n). Ce produit est écoulé sur un marché « national ». Il existe dans l’économie une quantité...
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