Erasme

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  • Publié le : 9 mai 2011
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1. Se placer du point de vue de la folie
Dans l’Eloge de la folie, Erasme choisit de donner la parole à celle-ci, et s’efface derrière elle. C’est le cas ici :« voici un genre d’hommes qui, sans aucun doute, est tout à fait de notre farine » (le déterminant possessif renvoyant à la folie elle-même).
La folie est doncpersonnifiée car présentée sous des traits humains, du fait notamment que c’est elle qui parle.
Le choix de cette instance narrative permet une mise à distance, unton critique et l’exclusion du narrateur de cette crédulité puisqu’il ne s’agit pas d’un membre de la communauté humaines, comme le rappelle l’utilisation du «ils » : « ils aperçoivent », «s’ils n’adorent », « ils ne mourront pas » et du « on » qui vise un vaste ensemble duquel le narrateur reste exclu : « on salue », «on reviendra », « on rend visite ». De même cette mise à distance est réactivée par les occurrences du pronom démonstratif : « ceux » (« ceux qui se bercent », «ceux qui s’appuient »…).
Choisir la folie permet donc d’avoir un point de vue distant et critique sur les actions des hommes.
En même temps, il est intéressantde voir que la masque de la folie derrière lequel se tient l’auteur semble s’effacer à la fin du texte pour laisser entendre la voix de l’auteur et sonindignation, car lorsqu’il utilise un registre polémique et marque l’implication du narrateur, nous sommes en droit de nous demander si le narrateur est toujours la folieici : « Et de pareilles folies, si folles qu’elle me font presque honte, sont approuvées non seulement du vulgaire mais de ceux qui enseignent la religion ».
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