Erik orsenna, « la grammaire est une chanson douce ».

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  • Publié le : 27 janvier 2010
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ErIk Orsenna, « La grammaire est une chanson douce ».

Chapitre I

Présentation des deux enfants, Jeanne et Thomas. Le roman pourrait d’ailleurs avoir comme titre « Jeanne et Thomas au pays des mots ».

Jeanne, fière de son prénom (comme Jeanne d’Arc, la terreur des Anglais, ou Jeanne Hachette {hachette = petite hache} qui découpait ses ennemis), est une petite fille âgée de 10 ans (âgemental = 14 ans), douce, timide, rêveuse, mais au caractère fort. Son grand frère Thomas, âgé de 14 ans, la respecte.

Jeanne raconte ce qui se passe à l’école. Chaque mardi et jeudi, le matin, la jeune et blonde mademoiselle Laurencin, son institutrice, fait découvrir avec amour et passion à ses élèves les fables de Jean de la Fontaine.

(Même si elle est jeune et institutrice, elle n’hésite pasà employer les mots « sans tourner autour du pot » : quand un enfant lui demande ce que signifie le mot « excrément », au lieu d’utiliser un autre mot poli, elle indique que cela signifie (en langage familier ou populaire) de la merde.

Ce matin-là, le jour qui précède les vacances de Pâques, le principal, Monsieur Besançon, (le directeur) entre en classe accompagné d’une inspectrice del’enseignement, Madame Jargonos, qui ressemble à un squelette, tellement elle est maigre et sèche (de caractère).

L’inspectrice demande à l’institutrice de continuer son cours ; celle-ci est en train d’analyser une Fable de Jean de La Fontaine, le Loup et l’Agneau.
L’institutrice montre aux enfants comment Jean de La Fontaine parvient, par les mots qu’il emploie, par l’emploi des temps (ici leprésent, là l’imparfait) à nous transporter dans sa Fable comme si on y était. Elle démontre avec enthousiasme que par la magie du pouvoir des mots on peut se plonger réellement dans l’histoire.

Cette manière d’analyser le texte ne plaît pas du tout à l’inspectrice (elle lui dit d’ailleurs : « Nous n’avons que faire de vos enthousiasmes »).
Elle trouve que le travail de l’institutrice est imprécis,qu’elle fait de la paraphrase (=dire avec d’autres mots ce qui est écrit), ce qui est mauvais selon l’inspectrice, alors qu’elle devrait plutôt sensibiliser les élèves à la construction narrative (=manière dont le texte est écrit, organisé), et à d’autres choses (voir avant-dernier tiret de la page 16) que l’on étudie dans la nouvelle façon d’étudier la littérature d’aujourd’hui.

(Erik Orsenna semoque là de cette nouvelle façon d’analyser les textes qui enlève « l’âme », la « vie » des textes et des spécialistes qui emploie tout une série de mots compliqués que eux seuls emploient et comprennent. C’est ce que l’on appelle en français « le jargon » (= ensemble de mots utilisés par des spécialistes dans un domaine ou l’autre). Tu noteras d’ailleurs le jeu de mot avec le nom de l’Inspectrice,Madame Jargonos, dans lequel tu retrouveras le mot « jargon ». De même, le nom de l’institutrice n’est pas innocent, Laurencin est le nom de famille d’une artiste du même nom et prénommée Marie, qui peignait des aquarelles délicates, fines, raffinées, dans les tons doux).

A la fin de la leçon, l’inspectrice (surnommée la femme-squelette) rédige un rapport négatif à l’encontre de l’institutricequ’elle envoie dans un institut qui va la « soigner » du point de vue pédagogique (pédagogie= art de donner des leçons à des élèves).

Chapitre II

Les parents de Jeanne et Thomas, incapables de vivre ensemble, ont pris la sage décision de vivre chacun d'un côté de l’Atlantique. C’est pourquoi, le lendemain de cette inspection, le premier jour des vacances de Pâques, Jeanne et Thomas prennentle bateau pour voir un de leurs deux parents qui habitent en Amérique.
Alors qu’un championnat de scrabble est organisé sur le bateau, une tempête se déclenche, rendant malade tous les passagers (et les joueurs) à l’exception de nos deux héros qui aiment quand la mer est déchaînée.
Leur capacité à affronter cette tempête étonne le capitaine qui les interroge. Jeanne, qui sait pleurer...
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