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  • Publié le : 9 mai 2011
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L'existentialisme est un humanisme. SARTRE

******** Introduction :

1) L'ouvrage est le compte rendu d'une conférence faite en 1946 ;
2) son objectif est de répondre à certaines attaques et ambiguïtés concernant l'existentialisme ( NB : ce terme, au départ, est plus journalistique que philosophique )
a) les attaques [ pp. 9 - 15 ] viennent de deux bords politiques : chrétiens /marxistes : - quiétisme du désespoir = refus d'agir ;
- complaisance envers la noirceur de la vie ( cf. aussi le reproche de naturalisme – p. 13 sq ) ;
- manque de solidarité envers les hommes ;
- gratuit‚ de la morale ( cf. acte gratuit ) - pessimisme foncier.
b ) les ambiguïtés dues à l'effet de mode ( cf. Saint Germain des Près...) --> la mode, les déformationsmédiatiques, l'ignorance du public...
--> l'existence de différents courants : chrétiens, athées [ p. 17 ]

3) le fil directeur de la pensée de Sartre : montrer que l'homme est condamné à être libre ; PARADOXE --> qu'est-ce qu'être libre ? 2) pourquoi ne peut-on pas échapper à cette liberté ?

A] Existence et essence [ pp 17 sq ]

1) l'analogie : le coupe-papier . Le modèle technique.2) les philosophies classiques définissent, sur ce modèle, ( sauf Spinoza ) une essence de l'homme préalable à sa venue sur terre : Dieu ( Descartes, Leibniz ) ou la Nature ( Philosophes des Lumières ) définissent l'homme et son destin avant de le faire naître --> inventaire d'essences possibles (homo sapiens, homo faber, etc.)
3) la position de Sartre : l'homme n'a pas d'essence, il existed'abord, sans raison (existence). Il se définit lui-même (essence) après coup. Qu'il se choisisse ce qu'il veut être, telle est la liberté à laquelle l'homme est condamné. --> a) multitu-des de personnages possibles (il n'y a pas de nature humaine ; liberté de choix) ; mais b) la vie fait obligation de choisir un personnage ( l'homme est condamné à choisir )

B] Les Présupposés :

1) l'athéisme [cf. p 21, p 94 ]
2) une conception de la conscience : toute vérité vient de la conscience de soi (sub-jectivité au sens du cogito de Descartes) ; la conscience transcende le monde (elle est dévoilante) dans la mesure où le monde transcende la conscience ( le monde s'oppose infiniment à la volonté de la conscience de l'englober ; la conscience n'est pas nécessaire à l'univers ) [ p 64 sq, p 92sq ; voir textes sur l'intentionnalité de la conscience ; sur son caractère à la fois dévoilant et inessentiel ]
3) une critique historique, psychologique, sociologique de l'idée de nature humaine [ cf. cours sur Nature et Culture ] La nature humaine sert trop souvent d'alibi aux préjugés idéologiques : cf. par exemple, la notion de nature féminine...

C] Conséquences :
1) l'idée de projet,choix [ à distinguer des choix ponctuels et conscients ; c'est ici la vie entière de l'individu qui est choix ]
2) responsabilité absolue :...... - de soi-même, de sa personnalité
- de ses actes, de ses engagements.
3) Angoisse et désespoir ( cf. le sacrifice d'Abraham. L'idée de délaissement, [ pp. 30 sq ] ou déréliction. Cf. texte biblique de Job. Cf. la difficulté de justifierabsolument ses choix ; on choisit toujours dans l'obscurité).

D] Universalité du projet. Subjectif au départ, tout acte engage l'homme en général...
Quand je me choisis un personnage, je choisis par là-même un rôle pour l'humanité entière. Je suis ce que je pense que l'homme en général devrait être. En ce sens, tout acte individuel engage une image universelle de l'homme (c'est la définitionmême de la morale). Mais difficultés incontournables de toute morale :
Deux sources : [ p. 39 ]
a- au niveau de la décision : que dois-je faire ? --> angoisse : en effet, je ne puis me fonder sur aucune certitude d'avoir raison :
- la Raison ? --> dilemme [ p. 41 ]
- le Sentiment moral ? --> cercle vicieux [ p. 43 sq ]
- un directeur de conscience ? les conseils de personnes de...
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