Essai critique

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  • Publié le : 11 mai 2011
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L’essai est un genre littéraire très vaste. Nombre de gens ont essayé de le définir ou de le limiter sans réussir, toutefois, à le cerner vraiment. Celui-ci peut changer de formes aussi souvent qu’on le désire. Il suit les vagues d’idées de chaques individus qui osent l’approcher.

L’Imaginaire de l’Homme :

D’après Fernand Ouellette, dans son texte Divagation sur l’essai, celui-ciest un genre littéraire qui tourne beaucoup autour de l’homme, de son délire et de son imagination. C’est de l’errance pure. Je crois que pour lui le jeu de la forme et du mouvement est un point important dans l’écrit. Il compare l’écrivain à un prédateur en quête d’une proie : « L’essayiste s’attache aux traces de la fulgurance, comme un félin se concentre sur une forme mobile.(1) » Cesparoles me rappellent mon enfance à la campagne. C’est le printemps, l’herbe des champs est verte et haute. Je pénètre dans cette jungle sans un bruit afin de ne pas être entendue. Je bouge doucement et furtivement en suivant le mouvement du vent qui chatouille cette verdure folle. Je suis un tigre, un fauve, en quête d’un trésor. J’épie le chasseur sans être aperçue, je ne suis qu’un courantd’air. Je fais parti de ce prédateur, je suis son ombre ou plutôt un simple clair-obscur.

Ca me rappelle tout à coup la luminosité des toiles de Van Gogh. Celle-ci, cependant, n’est pas apparue tout de suite dans l’oeuvre de ce grand homme. Curieusement, ses premières peintures étaient plutôt sombres. Elles reflétaient
souvent ses états d’âmes et de courtes périodes de sonexistence. Ce n’est qu’au contact avec les impressionnistes et les peintres japonais que Van Gogh commence à

1. Ouellette, Fernand, « Divagation sur l’essai » (extrait), 1972, Les Presses de
l’Université Laval, page 10.

mettre de la vivacité dans ses toiles. Ce qui m’intéresse le plus chez cet artiste, sont ses autoportraits. Ceux-ci lui permettentde faire un bilan sur lui-même et sur son état d’esprit. On peut même constater qu’il évolu dans la manière qu’il a de se représenter. Pour lui son image c’est en quelques sortes, sa propre réalité. Dans le détail du portrait, il nous fait voir que les décors témoignent autant du personnage que ses particuliers traits du visage. Malgré le fait que ses oeuvres soient de plus en plus vives touteau long de sa vie, on peut remarquer très clairement dans ses autoportraits, un personnage en décadence. Il sombre doucement dans la folie, tout en essayant de rester dans la lumière, le calme et l’harmonie la plus complète.

Quand je repense à tout ca je me rends compte que je suis dans le même état. Le crépuscule semble vouloir me gagner moi aussi. Étrangement, comme je ne suis pluslumière, toutes ces couleurs pleines de vivacités, que l’on retrouve dans ces toiles, se transforment et se mélangent pour former un amalgame opaque et nébuleux. Je me sens alors envahit par l’angoisse de Munch; je coule à pic. Je ne suis plus que mélancolie, jusqu’à ce que je touche le fond de l’abîme. Dès lors, je sens surgir de tout mon être un immense « cri » (voir annexe 1). Cet éclat devoix me réveil et j’ouvre alors les yeux. La lumière est là. Cet immense champs brille de toute sa verte couleur et me rappelle soudain que je n’étais seulement qu’une forme errante laissée à elle-même dans un tourbillon de mouvement.

Je crois qu’une autre notion importante a été mentionné dans les quelques lignes précédentes : celle du « soi », car d’après Fernand Ouellette, l’essai estaussi une rencontre avec soi-même.


La réalité du rêve :

Dans un extrait de « Le rêve de Paul Delvaux », Michel Butor nous parle aussi de la forme. Toutefois, celui-ci pencherait plus vers le détail et le rêve. Au cours de ses quelques pages, le personnage un peu fantastique de Butor déambule sur les chemins

du rêve en imaginant de somptueuses créatures qui ne sont en...
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