Essai sur l'avachissement de la population

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  • Publié le : 31 mars 2010
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Sève Rémi 1er ES

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« Le crime de penser n'entraîne pas la mort » C’est en cette citation de Georges Orwell que je me permets d’ouvrir cette réflexion sur un sujet propre à toute société actuelle : L’avachissement de la population. Car si beaucoup l’ont critiqué, analysé, projeté dans l’avenir, personne n’a su la stopper.Mais que peut-on déjà définir par avachissement de la population ? A mon sens, il s’agit du fait d’aplanir toute forme de savoir, de réflexion, de notion, de rendre lisse et insipide l’information ou encore de vulgariser la science. De telle sorte que cet amas de savoir s’insère à la perfection dans un univers clos que l’on nomme société. C’est d’après cette perception du thème que je m’apprête àcommenter le sujet.

Car s’il y a bien un exemple singulier s’il en est, du fait de son universalité, c’est le marché économique, et plus particulièrement la consommation, et donc le consommateur. Nous. Je n’oserais pas dire « vous », car comme vous tous, j’use et j’abuse de ce système de consommation que je me plais tant à critiquer, mais qui n’oublions pas, m’a donné cet ordinateur, cetéléphone, ces chaussures ou encore cette guitare.
La consommation, qu’est-ce donc ? Au sens économique, le fait d’utiliser ou de transformer un produit. Dans cette société, nul homme ne peut naître sans avoir d’hors et déjà consommé. Nous consommons tous les jours, même sans nous en rendre compte. Il s’agit là d’une action tellement insignifiante, tellement ancré dans nos mœurs, que l’on ne peutl’exclure.
Chaque jour, il nous ait donné de voir, ou d’entendre, des dizaines de publicités différentes, toutes plus ou moins semblables à la suivante : Une image, un slogan, une invitation, de temps en temps un jeu de mot, voir une situation aussi cocasse que saugrenue.
Orwell disait « Faire de la publicité, c’est agiter un bâton dans l’auge à cochon ». Car si l’on s’esclaffedevant ce jouet, que l’on se ravit de ce nouveau parfum, ou que l’on souhaite parfaire son régime avec cette superbe friteuse sans huile, c’est que l’on en a envie. La publicité provoque le désir. Et tout désir doit être satisfait. Car c’est là l’essence même de la consommation : désirer, acheter. Je veux, donc j’aurais. Selon mes moyens.
Il s’agit d’une véritable course à la consommation. Carsi la majorité des adolescents se targuent de sortir du lot en ayant acquis un nouveau modèle d’un tel produit prétendu rare ou différent, c’est parce qu’on lui a donné envi de l’avoir. Et de toute évidence, on ne lui a pas fabriqué ledit produit exclusivement pour son propre plaisir.

Prenons un autre exemple, qui s’avère être toujours d’actualité : Le sport. En lui-même, il ne désignequ’une activité plus haletante que les autres. Parlons donc du sport à haut niveaux, celui qui est surmédiatisé, à qui l’on confère une importance capitale, nationale, à qui l’on donne toutes les vertus parmi lesquels se perdent l’éducation et le respect, et à qui l’on exclue tous le vices comme l’argent, la violence, l’exploitation ou encore l’absence de d’activité encéphalique.
Chaque jour, lerefrain est le même, dans le journal, à la radio, dans le métro : « On est en finale ! «. Qui ça « on « ? Ils le sont, moi pas. L’engouement provoque, par le feu des projecteurs sur ces stades remplis à ras bord, un phénomène d’identification plus qu’abstrait : On s’identifie à l’équipe de sa ville, ou de son pays. Le tapage médiatique n’y est pas pour rien.
Car quand l’équipe gagne, les...
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