Essai sur l'homme est oscur a lui meme

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  • Publié le : 4 novembre 2009
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La nature de l'homme se définit selon deux conceptions. La première conception approche l'homme en tant que "substance pensante": c'est une conception philosophique traditionnelle où des maîtres penseurs comme Descartes et Alain défendent leur vision de l'homme. Pour eux, l'homme est maître de ses sentiments, de ses actions et de ses pensées. La deuxième conception représente l'homme comme unêtre qui dépend de ses humeurs, des circonstances tangentes à sa vie quotidienne, de ses désirs cachés, ignorés de lui-même ou à jamais révélés: il est fait à la fois d?un corps désirant et d'un esprit incertain. L'homme n'est pas toujours maître de ses sentiments, de ses actions ou de ses pensées. Cette seconde conception résulte des travaux de psychanalyse de Freud et de ses successeurs au début du20ième siècle. Dans le texte d'Alain "L'homme est obscur à lui-même" que je vais analyser, celui-ci critique la conception freudienne. Alain repousse la soi-disant existence d'une inconscience qui influencerait et excuserait les "mauvaises actions" de l'homme. Peut-on dire qu'Alain méconnaît les zones d'ombre de la nature humaine où, selon du Freud, il y aurait trois niveaux de fonctionnementpsychique: le "moi" ou la conscience éclairée, le "surmoi" ou la conscience sanctionnant et le "ça"ou l'inconscience archaïque. Pour Alain en effet, les actions ou les motivations des hommes proviendraient d'un simple mécanisme physiologique. Mais peut-on réduire le corps à cette perception physiologique seulement? Ne devrait-on pas considérer le corps comme un lieu de dialogue constant entre sesdésirs inavoués, ses peurs, ses rêves, son projet social et ses capacités intellectuelles à coordonner ses désirs et la réalité, et à les surmonter.
Ce texte est divisé en trois parties dont la première phrase "L'homme est obscur à lui-même" cela est à savoir" met en place la thèse d'Alain. Jusqu'à "genre de folie", l'auteur réfute l'approche freudienne de la nature humaine. Le troisième paragrapheconcerne les attitudes à adopter pour faire face à la vie.
Cette première phrase "L'homme est obscur à lui-même cela est à savoir" illustre l'aspect radical de la philosophie d'Alain. Pour ce dernier, l'homme comporte bien sûr quelques points obscurs dans sa personnalité; sans cette reconnaissance, on ne peut pas en effet expliquer ses "bizarreries". Toutefois, c'est en tant que "substancepensante" que l'homme est défini et conçu pour Alain. Ainsi le premier argument est de montrer qu'il ne peut pas y avoir chez un homme deux "conseillers" à la fois, l'un appartenant à la conscience, et l'autre à l'inconscience. C'est illogique de trouver, en dehors de la "substance pensante", autre chose qui lui serait son égal. Les désirs ou les "préjugés", les "passions", ou les "ruses" appartiennentaux comportements conscients et propres à l'homme. Si l'on accordait une place à l'inconscience en tant que l'autre moi on ne ferait que de se contredire. Le "je" égal à "substance" ne serait plus qu'un "je" impersonnel. Et le corps qui occupe la place de support de l'esprit deviendrait sa rivale: cela créerait une lutte constante avec l'esprit. Or comment admettre cette contradiction et éviter deréduire la perception de l'homme en tant qu'esclave de son propre corps? L'évidence même veut que la réalité concrète s'oppose à l'existence de l'inconscience en tant que rivale de la conscience.
Le second argument veut démontrer que la faculté de pensée est le propre de l'homme conscient, donc hors de la portée de ce soi-disant "autre moi" Cette idée rejoint le "je pense donc je suis" deDescartes où ce dernier perçoit l'existence comme une pensée pure. Toute pensée dériverait d'un acte délibéré. Dans cette phrase "Il ne faut point se dire qu'en rêvant on se met à penser", Alain veut définir le champ d'activité de la pensée: la faculté de penser appartiendrait au stade de conscience le plus élaboré, c'est à dire à la délibération où l'homme est maître de ses pensées, de ses choix....
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