Essai

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 16 (3949 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 21 septembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Tout commence en Septembre lorsque j'ai pris l'avion de New York pour Los Angeles. Ma mère venait de mourir de son cancer des os. Elle m'avait laissé toute sa fortune, rien pour papa. Ils étaient séparés depuis 3 ans. Mon grand père a placé mon argent sur un compte et payé un billet pour aller voir mes cousins Californiens. Comme si ça me faisait plaisir. Deux semaines plus tard, j'étais partie,regardant les nuages à travers le hublot de l'avion qui m'emmenait loin de toute ma vie. Tout avait été si précipité que je n'avais pu prendre que deux sacs de vêtements, mon ordinateur portable, mon Ipod, et mon portable. Dans mon bagage à main j'avais mis quelques crackers et un pot de beurre de cacahuètes, au fond un album photo de moi, Stacy et ma mère. Stacy, ma meilleure amie qui s'entendaitpresque mieux avec ma mère que moi. Je lui rédigeais un petit texto pour lui dire que je pensais à elle. Elle me répondit un roman, et j'écrasais une larme. Elle allait vraiment me manquer. J'enfouis mon portable au fond de ma poche. Lorsque l'hôtesse passa près de moi, j'attrapais une canette de Coca Cola et la sirota les yeux rivés sur le ciel. Je sortis de mes songes lorsque je me rendiscompte que ma main qui tenait ma canette était trempée de mes pleurs.
-Vous allez bien mademoiselle ?
Je tournais la tête vers mon voisin de siège. Je ne pris pas la peine d'essuyer mes larmes.
-Est-ce que j'ai l'air d'aller bien ? Rétorquai-je violemment.
Je n'attendais pas de réponse et me retournais vers le hublot.
-Excusez-moi, je voulais pas être désagréable.
On tombait complètement dans lecliché là ! La fille qui rencontre un homme super charmant dans l'avion alors qu'elle déprime. La super histoire d'amour bateau. Je me retournais vers lui pour voir s'il était séduisant et rire intérieurement. Il l'était. Il eut un sourire contrit lorsqu'il vit que je le dévisageais. Je plantais mes yeux dans les siens et lui lançais :
-Foutez-moi la paix !
Et comme une gamine je me remis àpleurer à chaudes larmes, devant lui. Il sortit un mouchoire et essaya d'essuyer les traitresses. Je le repoussais de mon bras, et commençais à lui marteler l'épaule avec mes deux paumes ouvertes. Il se laissa faire, comme s'il était mon puching ball jusqu'à ce que je me calme et que je tombe dans ses bras. Il frotta mon dos qui était secoué de sanglots. Son torse étouffa mon cri de douleur. Jem'accrochais à ses cheveux et relevais la tête vers lui. Je ne dis rien, lui non plus. Je pleurais en silence, mes yeux bouffies plantés dans les siens, désolés. Au bout d'un moment je me suis rendue compte, que mon comportement était ridicule, et je me réinstallais correctement juste avant qu'une hôtesse vienne me le dire. Je me recroquevillais contre le hublot, et collais ma paume contre celui-ci.-Si je peux vous aider, autrement qu'en mouchoire, demandez-moi, proposa l'homme.
Je grognais en guise de réponse. Il devait me prendre pour une folle. Vivement que j'attérisse. Enfin non, vivement que... Je ne voulais plus réfléchir. Je voulais m'enfermer dans un cocon de ouate qui m'isolerait de toute ma tristesse, du bruit du monde, de la pitié. Je ne voulais plus vivre. Je suis restée àpleurnicher, le nez collé sur le hublot jusqu'à la fin du trajet. Il me semble qu'à un moment je me suis assoupie puisque mon voisin de siège me réveilla.
-Los Angeles vous attend, il m'a dit d'un air enjouée.
-Super, j'ai répondu ironiquement.
Il m'a fait un petit sourire désolé, prit son sac au dessus de ma tête et descendu les marches en sautillant. J'ai regardé le soleil haut dans le ciel et sescheveux flotter autour de son visage. Je serais conne de le laisser partir, je me suis dit. Alors j'ai attrapé mon bagage, l'ai jeté sur mon épaule et descendu les marches à mon tour à toute allure. Il allait franchir les portes de verre menant à l'aéroport quand je l'ai percuté, incapable de ralentir aussi vite, comme il s'était arrêté devant la porte. Nos deux sacs tombèrent lourdement et il me...
tracking img