Est-ce que c'est parce qu'ils sont ignorants que les hommes sont croyants ?

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  • Publié le : 23 mai 2010
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Dupont Anna-Louise,
Terminale L, Sujet de Philosophie

Est-ce que c’est parce qu’ils sont ignorants que les Hommes sont croyants ?
Les Hommes ont bâti leur existence sur des croyances quelle que soit l’époque ou la société. La croyance peut être définie comme l'adhésion à une idée, par exemple : la croyance en l'existence de Dieu, au modèle marxiste, en la science, etc. Dans toutes cesillustrations, nous relevons deux traits caractéristiques de la croyance : premièrement, la vérité de son objet demeure incertaine. La croyance est donc une adhésion subjective. Mais pourquoi croire en quelque chose, autrement dit adhérer à quelque chose qui n’a ni explications ni arguments plutôt que de faire confiance à son jugement ? La croyance suppose l'investissement du croyant. Tant que lacroyance dure, il agît et pense comme si la vérité de son objet était certaine, voire s'efforce à la réaliser. Donc, la croyance ne fait-elle pas partie d’une ignorance sujette à l’Homme ? L'ignorance est un défaut de connaissance, conscient ou non. Elle disparaît par l’apprentissage ou bien par la découverte de choses même insoupçonnables. Mais toute croyance est-elle dénuée d’objectivité ? Suffit-ilde savoir pour arrêter de croire ? Est-ce que c’est parce qu’ils sont ignorants que les Hommes sont croyants ?
Pour répondre à cette question, nous allons donc voir en quoi il est impossible d’associer croyance et savoir, puis en quoi les croyances ne sont pas forcément synonymes d’ignorance, et enfin nous pourrons constater que malgré un apprentissage pour dissiper les fausses croyances etsuperstitions, le rôle et la conviction du croyant jouent un rôle majeur.

Les Hommes ont tendance à accorder plus facilement leur confiance à une démonstration rationnelle (par la science par exemple), qu’à des explications religieuses données préalablement pour appuyer des théories. Les croyances, qui forment des courants de pensées infondées, sont obsolètes une fois que la science les aexpliquées. Mais la science est ambivalente, au fur et à mesure qu’elle résout des questions, elle en apporte d’autres. Certaines sont même irrésolues ou du moins, possèdent des démonstrations incomprises.
Mais quelle est la limite entre le savoir et la croyance ? Une théorie devient une certitude dès lors qu’elle est démontrée, expliquée et approuvée par la science, donc si je sais, je ne peux pascroire, au sens d’une incertitude. On a pu voir cela par exemple à travers le créationnisme battu en brèche par la théorie de l’évolution. Le savoir a besoin d’être prouvé, il est rationnel, il diffère de la croyance car elle se fonde sur le principe d’adhérer, elle ne recherche pas de preuves ou ne fait pas forcément appel à la raison. Ces deux principes ont pourtant un point commun : ils seconsidèrent tous deux aussi véridiques l’un que l’autre.

L’incertitude demeure cependant, il y a nécessité d’un espoir ou d’une crainte lorsqu’il s’agit de la croyance, et même certains faits scientifiquement prouvés apportent de nouveaux mystères, et on peut être grand savant, on ne peut pas déterminer de quoi demain sera fait, et cette ignorance ne peut être comblée par aucun apprentissage.
Lacroyance est donc nocive et dénuée de sens dans l’optique où elle est un faux savoir et insuffisamment fondé. La croyance est, dans le pire des cas, une superstition, et dans le meilleur des cas, une opinion. Elle est ainsi irrationnelle au sens où elle adhère à une idée fausse (sorte d’illusion), ou bien à une idée peu probable ou très incertaine. La plupart du temps, en effet, il semble que nousn’ayons aucune raison ou en tout cas aucune raison valide, d’adhérer à ce à quoi nous croyons.
On peut appeler cette conception de la croyance une épistémologie dogmatique. Ses deux plus grands représentants sont : Platon (République, Livre VII) et Descartes (Règles pour la direction de l’esprit, et Méditations métaphysiques, Méditation première). Si chez Platon, en effet, savoir et croyance...
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