Est-il irrationnel d'aller voter ?

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  • Publié le : 14 février 2010
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|Est-il irrationnel d’aller voter ? |
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Vote : la notion de vote renvoie au latin votum défini par  l'énonciation d'un vœu dans des circonstances solennelles. Au XVème siècle onse rapproche de la notion de délibération puisque le vote désigne la manifestation d'un point de vue à propos d'une question mise en débat. Au XVIIème il prend le sens de décision prise par une assemblée ou un groupe par le suffrage. C'est au XIXème siècle que le vote devient enfin l'expression d'un suffrage individuel.

Irrationalité :

C’est fondamentalement lors des élections que le peuple,le demos, exerce sa souveraineté. Depuis près d’un siècle, de nombreuses approches tentent d’expliquer les raisons poussant les électeurs à voter. En effet, l’explication du comportement électoral permet de comprendre la stabilité ou l’instabilité des choix politiques des électeurs par le biais notamment de facteurs sociaux, culturels et conjoncturels.

En France, les premières explications dela permanence du vote ont été développées par le géographe André Siegfried sous la IIIème République, dans " Le tableau politique électoral de la France de l’Ouest " en 1913. Il apparaît que la répartition spatiale des opinions est comparable aux régions géologiques et économiques, « les climats naturels recouvrent les climats politiques » écrit-il.
Mais cette approche ne permet pas de saisir lescomportements des individus au sein des collectifs.
C'est grâce au développement des sondages d'opinion après la Seconde Guerre Mondiale que la sociologie électorale va remplacer la géographie électorale.

Ainsi, à l’espace géographique comme facteur explicatif du vote se substitueront des facteurs sociologiques. Jusque dans les années 70, les explications du comportement électoral étaientavant tout centrées sur le déterminisme du vote. Les individus agiraient en fonction de ce qu’ils sont et de leurs appartenances sociales.

Les tenants de l’irrationalité de l’électeur

Le vote comme l’expression de l’opinion et des perceptions de chacun

Les élections sont le seul moment où l’on dénombre les préférences individuelles car elles enregistrent les décisions et opinions desélecteurs. Mais comment parvient-on à ces décisions ? Autrement dit, comment parvient-on à choisir pour qui l’on va voter ?

Pour répondre à cette question, il y a un arrière-plan qu’il ne faut pas négliger : la formation de l’opinion durant la période électorale dont les circonstances permettent d’expliquer l’irrationalité du vote.

En effet, les citoyens reçoivent les informations et sont exposés àla pression de ceux qui « font » l’opinion durant la période électorale (les journalistes et les médias par exemple). Toutefois, cela ne veut pas dire que l’électeur se décide après avoir comparé et examiné les différents points de vue. En réalité, c’est rarement le cas. La libre concurrence des médias et « leaders » d’opinion se retrouve dans la pluralité des électeurs. Autrement dit, « il y en apour tous les goûts. »

L’opinion, en tant que réflexion libre et autonome née dans un contexte social et politique, évoque l’homme du commun, « Mr Tout le Monde ». Par conséquent, dans quelle mesure le quotidien des gens ordinaires joue-t-il un rôle propre et exerce-t-il une influence réelle dans le comportement électoral ?

Les études électorales ayant fait apparaître une triste image del’électeur moyen, nous sommes en droit de nous demander si l’électeur ne serait pas un spectateur passif.

Le vote comme l’expression de la nature profonde de l’électeur

Le citoyen moyen ne s’intéresse pas et ne participe pas à la vie politique. Ses connaissances du domaine politique sont très minces et sa vision des problèmes que peut rencontrer le pays est faussée et pleine de préjugés. Ses...
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