Est il sage de penser a la mort ?

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  • Publié le : 21 février 2010
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Est –il sage de penser a la mort ?

La mort est un sujet difficile et, dans notre civilisation actuelle, tabou. D’un point de vue philosophique, ce thème est bien entendu étroitement lié à celui du temps et de la religion. Qu’elle soit religieuse ou philosophique, toute réflexion sur la mort est profondément paradoxale. En effet, si l’homme est le seul animal qui sache qu’il doit mourir, sonsavoir sur la mort est opaque et ambigu : certes, je saisis empiriquement la mort d’autrui, mais ma propre mort semble m’échapper totalement. « Tu n’es que poussière et retournera en poussière » dit la Bible. La mort, dans sa fatalité, semble m’indiquer que ma vie n’a aucun sens et que mon passage sur terre est inutile. A quoi bon vivre, finalement, puisqu’un obstacle infranchissable mettra fin àmes désirs et à mes projets ? Parce que la question de la mort m’est insupportable, parce qu’elle anéantit tout ce que je peux construire, elle est à la fois angoissante et sacralisée. Ainsi, de simple phénomène biologique, la mort, qui n’est ni un accident, ni une réalité oppressante, devient un phénomène culturel. Nous pouvons saisir à travers elle le passage de la nature à la culture, puisquel’homme est le seul animal qui enterre ses morts.
Qu’y a-t-il de plus triste que de penser à la mort ? Qu’y a-t-il même de plus inefficace ? A quoi peut bien servir de penser que l’on va mourir ? La mort parait être aussi peu l’objet de pensée que de réjouissance. Elle est à la fois triste et inutile. Il est légitime de ne pas vouloir y penser, car dans la mort il n’y a rien à penser, rien àmodifier. Et pourtant, les philosophes n’ont cessé de la penser. Car s’il n’y a pas d’intervention possible sur ce qu’elle est, elle est décisive sur sont oppose c’est à dire la vie. Si la mort est inchangeable, au moins peut-elle avoir pour effet de diriger notre conduite et notre pensée. Il est donc inutile d’y penser, mais par elle nous pouvons tout repenser. Curieusement plus nous y pensons et pluscette pensée devient utile, car nous cessons de croire que nous avons un temps infini, que le temps ne compte pas, qu’on peut le perdre, le dépenser. La pensée de la mort redonne du poids à la vie. Socrate dit il faut être à la fois certain qu’elle viendra et incertain de l’heure où elle viendra, afin de vivre chaque jour comme s’il était le dernier. Il ne s’agit pas d’être obsédé par la mort,mais par la qualité que nous voulons donner à notre vie.
La mort rappelle qu’à chaque instant nous écrivons notre histoire, et que chaque page est ineffaçable, que chaque page est donc décisive. Curieusement, cette pensée d’une date finale à notre vie nous invite prendre conscience de notre liberté : tant qu’elle n’est pas là, tout est encore possible. Donc chaque acte compte. La mort nous faitprendre conscience de notre liberté.
-I- Penser la mort c’est une nécessitée, c est l’affronter :
-II- il n’est pas sage de penser la mort, penser la mort, c'est penser le neant :
-III- La mort, que l’on y pense ou pas, il faut voir au delà d’elle, la dépasser :
L’enjeu de ce travail de réflexion est simple. Il nous enrichis de connaissances nouvelles sur un des sujets principaux de notreexistence ; la mort. Sujet qui en même temps nous angoisse mais nous fascine. Mais ce sujet nous amène également à nous poser des questions sur notre propre finitude ainsi que celle de nos proches. Ce travail peut avoir pour bénéfice de nous apporter un point de vue nouveau, une autre vision des choses.

La mort nous, déprime, fais peur et sa pensée nous paralyse car elle apparaît comme, inévitable.Être insouciant, c'est se libérer de la pensée de la mort, et ne pas se projeter dans un futur, qui pourra autant être demain que dans cinquante ans, afin de profiter du moment présent. Dans ce cas, l'homme ne s'attache qu'à des plaisirs éphémères et momentanés, des plaisirs immédiats. Il vit de divertissements. Pourtant, l'homme par sa raison, est conscient de sa propre finitude, c'est...
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