Est-il vrai de dire que, dans l’extrait de l’étranger et dans l’extrait du libraire, les personnages masculins sont indifférents au monde qui les entoure?

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  • Publié le : 22 novembre 2010
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SUJET : Est-il vrai de dire que, dans l’extrait de L’étranger et dans l’extrait du Libraire, les personnages masculins sont indifférents au monde qui les entoure?

Gerard Bessette est un romancier, un poète ainsi qu’un critique littéraire. Son roman intitulé Le Libraire, est une de ses œuvres qui évoque le mieux l’époque de la Grande noirceur. L’étranger, d’Albert Camus fait aussiparti de cette époque. Des personnages plutôt solitaires et qui accordent peu d’importance aux choses qui les entourent se retrouvent dans chacun des extraits de textes à l’étude : Le Libraire et L’étranger. Mais est-il juste d’affirmer que les personnages masculins, Hervé Jodoin et Meursault, son indifférent au monde qui les entoure? Nous répondrons à cette question en observant l’importancequ’ils accordent aux propos des autres, s’ils demeurent indifférents. Enfin, nous déterminerons si les remord dû a leur sensibilité qu’ils ont par rapport aux autres ne les définiraient pas mieux que leur indifférence.

Il ne fait pas de doute que les deux personnages masculins accordent très peu d’importance à ce que les autres racontent. Lorsque la femme de Meursault lui propose de se marieravec elle, cela ne semble pas être une décision très importante pour lui puisqu’il lui dit que ça lui est égal. Elle lui demande alors pourquoi il devrait l’épouser et il répondit simplement qu’il lui avait « expliqué que cela n’avait aucune importance et que si elle le désirait, » (p.64) ils pouvaient se marier. De plus, lorsqu’elle lui demande s’il aurait accepté la même proposition venant d’uneautre dame à qui il serait attaché de la même façon, il n’hésite pas à répondre avec une totale franchise sans même éprouvé de remord : «Naturellement.» (P.65) Pour sa part, Hervé Jodoin du Libraire, dès le début de l’extrait, il affirme n’avoir quasi jamais arrivé d’amorcer une conversation avec quelqu’un depuis son départ du collège mis à part Mme Bouthiller. Par contre, cela ne veut pas direqu’il lui accorde plus d’importance qu’aux autres :

«Il m’arrive de lui adresser la parole le premier. Pas souvent, mais ça m’arrive. Je n’y mets guère du mien, bien sûr, car elle m’agace un peu…» (p.49)

Il dit lui-même à Mme Bouthiller qu’il n’écoute pas toujours les gens lorsqu’ils leur parlent : «…j’étais fort mauvais juge en cette matière, attendu que j’écoutais toujours lemoins possible ce que les gens me disaient.» (P.55) On doit donc constater que Jodoin aussi bien que Meursault accorde bel et bien très peu d’importance a ce que les autres disent ce qui nous porte à croire qu’ils sont insensibles.

Par contre, chez l’un et l’autre cette détresse engendre des remords et de la sensibilité par rapport à autrui. Lorsque meursault parle a son patron, il n’exprimepas ce que le patron aurait bien voulu entendre de sa part et il semble regretté de ne pas avoir été plus enthousiasme : « J’aurais préféré ne pas le mécontenter, mais je ne voyais pas de raison pour changer ma vie.» (P.64) Puis une seconde fois lorsque Raymond appelle à son travaille, il se soucie de la réaction de son patron lorsqu’il l’appelle à son bureau : «... j’ai été ennuyé parce que j’aipensé qu’il allait me dire de moins téléphoner et de mieux travailler.» (P.63) Tandis que pour Jodoin, c’est sensiblement la même chose, mis à part que lui se préoccupe quelque peu de Mme Bouthiller. Il explique qu’il est content de sa chambre puisqu’elle a une porte d’entrée séparée : « De cette façon, je peux entrer ou sortir à toute heure sans déranger Mme Bouthiller.» (P.51) Puis plus loindans l’extrait, Jodoin explique qu’elle vient souvent lui parler vers onze heures, mais qu’il ne l’invite pas à s’asseoir, mais il trouve quand même le moyen de rester polie en restant lui aussi debout : « Moi aussi, naturellement, je reste debout. Je ne vois pas comment je pourrais agir autrement sans l’insulter.» (P.53) Bref, pour Meursault, comme pour Jodoin, L’expression de leur sensibilité...
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