Etre ouvrier en 1830

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|FORMATION : ENSEIGNER L’HISTOIRE CONTEMPORAINE |
|POITIERS 4 MAI 2010 |

LES OUVRIERS EN FRANCE DE 1830 A 1975

Années 50 : histoire politique des ouvriers
Années 70 : histoire sociale
Actuellement thème en vogue,culture ouvrière.

I. Une histoire politique de la classe ouvrière

La plus ancienne et dominante. Forgée à partir de 2 sources essentiellement : les documents administratifs et politiques et romans naturalistes plus tardifs.
Grand nombre d’enquêtes dans les années 1830 et jusqu’à la fin du siècle (Villermé 1839 «Tableau… ») demandées par les hommes politiques. => tableau souvent misérabiliste dela situation.
Roman naturaliste : adressé à un plus vaste public. Travail d’enquête romancé.
Ces sources ont servi à décrire les conditions de vie et de travail.
Au XIXème siècle, on assiste à un changement d’échelle, main d’œuvre plus importante, plus mobile et une déqualification du travail (parcellisation des tâches), emploi de la population féminine et des enfants.

1. Les conditions devie et de travail

1841 : limitation journée de travail des enfants de 8 ans à 8 h et à 12h pour les 12-16ans.
52 à 64h /semaine selon les productions
Tableaux sur les salaires : à étudier sur la longue durée = amélioration des revenus et des conditions de travail perception différente de celle des contemporains.
Différences importantes selon les régions, qualification, âge.
Ces études ontl’intention de dresser une histoire politique puisque la demande est politique.

2. Le mouvement ouvrier

L’histoire de la classe ouvrière s’est appuyée sur l’historiographie des années 1950-60 : affirmer qu’il y avait progrès à travers la lutte. Sources issues des syndicats ou partis, littérature du XIXè (bibliothèque Université de Poitiers = numérisation de docs « Dubois »)
Thèse de DUPEUX GAspects de l’histoire sociale et politique 1848-1914 (1962) (école LABROUSSE).
DROZ Jacques Histoire générale du socialisme (1974)
DUBIEF Henri Le syndicalisme (1969)
Ouvrages basés sur des archives des partis ou des syndicats

Tentation de créer une contre-société (coopératives, secours mutuel, compagnonnages) : antérieur en GB (1830-40 en France) dans le cadre d’une entreprise qui privilégiel’entraide, pas de projet politique, améliorer par soi-même les conditions des ouvriers (1ère société de secours mutuel à Limoges en 1821).
Aides lors d’accident, veuves et orphelins, calamités climatiques.
Ces organisations accompagnent les révoltes : Révolte des canuts de Lyon 1831.
Mise en place parfois d’une contre société (centrale d’achat, loisirs= Limoges : coopérative de production« L’association » 40 ouvriers actionnaires, exemple qui reste exceptionnel) 
Les syndicats qui se constituent (années 1850) ont un discours + politique, révolutionnaire : transformer la société de fond en comble. Volonté d’améliorer les conditions de vie mais qui viendra par la lutte contre les patrons et par l’union des syndicats que ces avancées seront possibles.
En France 2 tendances s’affrontent :l’une issue du proudhonisme, voulant regrouper les travailleurs en association avec disparition de l’Etat (mutualisme à tous les niveaux : chaque fabrique serait autonome)
L’autre, théorie marxiste : conquête des instruments de pouvoir : l’union du prolétariat puis la révolution pour conquérir le pouvoir même si à terme est prévue la disparition de l’Etat en passant par la dictature du prolétariatpour arriver à une société sans classes.
Affrontement interne de ces mouvements (1860-70)
1ère Internationale (1864) : très tôt divisée dans les années 1870
Au XXè s. au niveau national, la ligne politique s’impose (SFIO, CGT) adhérant au principe du syndicalise révolutionnaire (objectif : la révolution, « le grand soir » cf la Charte d’Amiens) Eviter, pour la tendance anarchiste...
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