Etude corpus

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  • Publié le : 15 mai 2011
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Etude d’un corpus de texte

Voltaire, grand homme de lettre et philosophe du XVIIIème siècle fait partie d’une minorité d’hommes de lettres tentant d’améliorer la condition humaine. Ce dernier, par la rédaction de nombreuses œuvres comprenant des essais, des contes philosophique ou encore des articles engagés dans l’Encyclopédie incite ceslecteurs à réfléchir avec lui sur l’injustice, l’intolérance mais également la torture, procédé qui le révolte. Il tente de faire réagir les lecteurs dans ses essais comme « L’Aventure indienne », publié en 1766 contant le devenir de Pythagore, après avoir sauvé deux Indiens du bûcher ou encore « Torture » qui partie du dictionnaire philosophique comportant 614 articles publiés entre 1864 et 1873, quirelate un fait réel et aborde la pratique de la « Question ».
Voltaire est très impliqué, et laisse transparaître ses sentiments dans ces courts récits à portée philosophique, qui attaquent la Société en différents points.

Quels enseignements peut-on tirer des lignes 26 à 61 du texte A ?

Le premier enseignement que l’on pourrait tirer de ce texte est qu’il faut être tolérant, agir selonson cœur et sa raison et non selon les lois qu’ont tenté d’imposer certains membres de la société comme l’Eglise par exemple ici qui a réussi à convaincre le peuple que ces deux Hindous méritaient leur châtiment : « C’est bien fait, c’est bien fait, ils l’ont bien mérité ». Voltaire, en dénonçant avec virulence les agissements des « intolérants » tout en adoptant un ton ironique, incite le lecteurà adopter un comportement tout autre que celui décrit dans le texte. Par le portrait satirique qu’il dresse des juges des lignes 38 à 43 en en faisant une description « solennelle », en comparant leur bonnet aux oreilles d’un âne et enfin en attaquant ces derniers sur leur objectivité et leur impartialité : ils peuvent céder aux pressions et ordonner une exécution pour retrouver la paix : « ellesn’ont point donné de repos aux juges jusqu’à ce qu’ils aient ordonné le supplice » ; ainsi que par l’emploi d’adjectifs dépréciatifs pour qualifier les personnes prenant partie à l’affaire : « une multitude de gredins et de gredines » ou encore par l’emploi du mot « dévotes », personnes excessivement pieuses, pour définir les « bonnes femmes de la ville » favorables à l’exécution, il contribuegrandement à dissuader le lecteur d’adopter une telle attitude mais plutôt d’agir en personne censée, comme le fait ici Pythagore.
En effet, par son intervention, ce dernier a sauvé la vie de deux innocents, condamnés à une mort atroce pour des raisons aberrantes. S’il n’avait pas cherché à dissuader les juges d’accomplir un tel acte, personne ne se serait aventuré à le faire à sa place, le publicparaissant trouver ça absolument normal et même plutôt distrayant : « Ah ! que nous aurons plaisir à les voir cuire ! ».

Le second enseignement est qu’il faut parfois être égoïste, penser à sauver sa personne et ne pas se soucier des autres ; que la bonté n’est pas toujours récompensée et que l’ignorance est parfois préférable. Il est explicité dans le dernier paragraphe et mise en valeur parsa forme exclamative, absente pendant tout le reste du texte : « Sauve qui peut ! ». En effet, Pythagore, ayant cependant agit comme lui dictait son cœur et sa raison en sauvant les deux Indiens des flammes, après avoir enfin convaincu les juges et les dévotes, acte héroïque comme le suggère cette phrase « et c’est ce qui n’est arrivé que cette seule fois », à la ligne 58, périt dans un incendie,allumé par « un intolérant », n’ayant pas pardonné à ce dernier d’avoir réussi à « annuler les festivités » : « Il fut brûlé, lui qui avait tiré deux Hindous des flammes. ». Autrement dit, si Pythagore avait passé son chemin et ne s’était pas attardé sur cet incident, les deux Indiens innocents auraient bel et bien quitté ce bas monde mais Pythagore, lui, ne serait pas mort dans ces conditions...
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