Etude de la tresorerie de la sonara

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  • Publié le : 29 mars 2010
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I- BACKGROUND ET CONTEXTE DE L’ETUDE

Le quadruplement du prix du baril[1] de pétrole à la fin de 1973 suite au conflit Israélo-arabe a permis aux économies mondiales de valoriser davantage cette matière. Avant cette date, le pétrole bien que déjà produit et consommé profitait surtout aux puissances industrielles d’alors dont l’essor économique en dépendait. Suite à ce premier chocpétrolier de 1973, le paysage monétaire et financier international a changé. En effet, certains pays producteurs (les pays du golfe et l’Algérie en l’occurrence) parviennent à retenir une partie non négligeable de la rente pétrolière. Ceux de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)[2] inondent le marché financier de pétrodollars et font des placements de leurs surplus financiers àinvestir, tandis que les pays importateurs de pétrole cumulent des déficits de leurs balances de paiement [3] :

| |1973 |1974 |1975 |1976 |1977 |1978 |
|Surplus financiers à investir des pays de l’OPEP (en milliards de $) |- |52 |29,5 |29,1 |33,5 |11,9 |
|Déficitsdes balances de paiement des pays importateurs de pétrole (en |22 |77 |76 |62 |82 |88 |
|milliards de $) | | | | | | |

Source: World Financial Markets, Morgan Guaranty Trust Company

Cette situation très favorable aux pays exportateurs depétrole a amené plusieurs pays à mener des études d’exploration de leurs ressources minières. Les pays africains soucieux de sortir leurs pays des méandres du sous-développement n’étaient pas en reste, attirés qu’ils étaient par les rentes financières que pourraient leur procurer l’exploitation des gisements de pétrole. C’est ainsi qu’avant ce choc pétrolier, l’Afrique sub-saharienne comptait quatre (04)pays producteurs : le Nigeria, l’Angola, le Congo Brazzaville et le Gabon. A ce jour, on en recense quinze (15) au rang desquels nous citons : le Cameroun, le Tchad, la Guinée Equatoriale, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, Sao Tomé & Principe, le Bénin, le Ghana, la RDC, l’Afrique du sud et le Soudan[4].
Au Cameroun, la date de démarrage de la production pétrolière est de 1977. Elle a été opéréepar la compagnie pétrolière Elf Serepca dans le bassin du Rio del Rey[5]. Afin de satisfaire les besoins de la population en matière de produits pétroliers finis tels que le gasoil, le butane, l’essence et le pétrole, une raffinerie a été constituée en 1976 et inaugurée en 1981 : il s’agit de la Société Nationale de Raffinage (SONARA). Toujours dans le même ordre idée, l’Etat camerounais soucieuxde promouvoir, développer et suivre les activités pétrolières et gazières sur l’ensemble du territoire national, a mis en place le 12 mars 1980 la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH).
Notons que le deuxième choc pétrolier de 1979, la première guerre du Golfe entre 1990 et 1991, la montée des puissances industrielles d’Asie et tout récemment la guerre d’Irak ont fait prendre conscience del’importance stratégique grandissante du pétrole. En effet, pour CHATEL Bénédicte[6], c’est autour de l’Irak que se décline la scène pétrolière mondiale ; car selon Jean–François GIANNESINI, Conseiller du président de l’Institut Français du Pétrole (IFP), les réserves prouvées irakiennes seraient de 133 milliards de barils. Il poursuit : « Ces chiffres (…) placeraient l’Irak et ses réserves,représentant 10% du total mondial, au deuxième rang mondial derrière l’Arabie saoudite selon BP ou encore Oil Gas Journal, mais au troisième rang derrière l’Arabie et la Russie selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) »[7]. 
Paradoxalement, l’instabilité des cours du baril de pétrole sur le marché international, la vente à terme du pétrole brut à des prix concessionnaires, le poids de la...
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