Etude de texte : descartes, lettre à isaac beeckman

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  • Publié le : 7 novembre 2010
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ETUDE DE TEXTE

Descartes, Lettre à Isaac Beeckman

Depuis son ancrage totale au sein des mœurs, la philosophie perdure tel une discipline très vaste et par conséquent très complexe. La maîtrise de celle-ci est très convoitée, les nombreux philosophes ont d'ailleurs eut chacun un point de vue différent vis à vis de cette discipline grecque et de ses enjeux. Mais la plupart furent tout demême d'accord pour affirmer que la maîtrise de la philosophie dépend avant tout de l'entendement, de la raison pure mais aussi du savoir que l'on possède. Seulement, des philosophes se sont tout de même demandés si le savoir était accessible à tous, et si ce dernier permettait réellement de pouvoir se considérer tel un philosophe. Pour répondre à cela, Descartes se demande si l'acquisition d'unsavoir suffisamment étendu se fait nécessairement par le biais d'une tierce personne et si ce savoir si convoité nous rend plus sage. Au sein de l'extrait de la Lettre à Isaac Beeckman écrite le 17 octobre 1630, il explique que le savoir en général ne s'apprend essentiellement que par le « bouche à oreilles » et par conséquent qu'il est difficile de juger si notre savoir personnel est correct ou non.Ceci l'entraîne donc à montrer implicitement le caractère quelque peu ambiguë de certains philosophes. Cette thèse, Descartes la développe en deux temps bien distincts au sein du texte. Tout d'abord, René Descartes se demande ce qu'une personne peut apprendre d' une autre ? De quelle manière et par quels procédés ? (persuasion, conviction, etc...). Cette mise en abyme paraît être primordial pour lephilosophe français. Puis par la suite, Descartes met davantage en avant le fait que le savoir n'est pas une propriété personnelle mais quelque chose d'universel et qui accessible à tous outre mesure. Cette réflexion sur la thèse de Descartes nous amène donc logiquement à saisir l'enjeu du texte : il montre que le savoir n'est pas une caractéristique forcément propre aux philosophes mais quechacun y a accès, que ce soit par le biais des autres ou par ses propres recherches ou analyses.

Descartes débute d'emblée ce texte en invitant le lecteur à se poser une question, qui paraît primordiale afin que ce dernier suive également un raisonnement clair et logique au fil du texte. Effectivement, Descartes exige que l'on se demande quelles peuvent être les choses qu'une personne peutapprendre à une autre. Il rappel que la philosophie a une utilité très restreinte et qu'elle ne s'apprend pas mais que le savoir, quant à lui peut se transmettre par le biais des langues ou de l'histoire par exemple. C'est à partir de là, que le concept du savoir prend une ampleur tout autre au sein de l'extrait. Principalement, le savoir est considéré comme la totalité des connaissances que les Hommesont accumulé. Ici, le savoir n'est donc pas quelque chose appartenant essentiellement aux philosophes et comme le dit Descartes « on peut être plusieurs à savoir la même chose ». La relation entre celui qui enseigne un savoir et celui qui reçoit ce dernier apparaît comme un cercle vertueux et sans fin, ce qui rend l'origine du savoir encore plus obscure qu'à l'accoutumée. On comprend donc que lesavoir n'est pas le maître mot de la pensée philosophique et de son apprentissage mais bien quelque chose d'unique en son genre, tant par la complexité de son acquisition que par son aspect « caméléon »
La sagesse est l'étymologie du mot philosophie, c'est en ce sens que Descartes l'utilise. Cependant, il emploie ici un discours de dérision vis à vis de l'ambition d'une sagesse philosophiquetout en expliquant que le chemin de la sagesse, c'est la philosophie elle-même. Voilà pourquoi, Descartes ré-explique rapidement ce qu'est la philosophie au sein de cet extrait. En effet, Descartes reformule ce que disait Aristote dans la Métaphysique. Quand il dit «  mais pour les opinions et les maximes des philosophes, aussitôt qu'on les dit, on ne les enseigne pas pour cela », Descartes...
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