Etude de l'ouvrage "recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations" par adam smith

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  • Publié le : 7 février 2010
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Adam Smith est l’auteur de deux ouvrages majeurs dont celui dont l’extrait étudié est tiré : Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, datant de 1776. Smith en tant que fondateur de l’économie politique classique, montre que les hommes, mus par le « self love » , l’amour de soi ou encore le soucis de leur bien propre) contribuent sans le savoir ni le vouloir à laprospérité générale. Il en va donc de l’égoïsme de chacun d’aider ses semblables à satisfaire ses besoins. L’égoïsme désignant le fait de toujours donner la priorité à ses propres intérêts, chaque personne ayant des besoins et nécessitant une aide afin de les satisfaire devra d’abord chercher la manière dont son intérêt concourrait à la satisfaction de celui de l’autre personne.
La thèse qui est doncdéfendu à travers ce passage est qu’il n’existe pas de bienveillance au sein de la société mais que les hommes s’entraident non pas pour la simple satisfaction d’avoir accomplit une bonne action, mais parce qu’ils savent d’avance que leur aide va leur permettre de satisfaire leurs propres intêrets. Ainsi on pourrait dire que le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Chez les animaux, dès lanaissance, les petits vont recevoir un apprentissage de la part de leur mère afin de pouvoir vivre de manière indépendante dès l’âge adulte. Ainsi, dès son arrivée à maturité, chaque individu va être laissé seul dans son milieu avec pour nécessité de se débrouiller seul s’il veut survivre.
Or, d’après Adam Smith, l’homme agit de manière très différente. Tout au long de sa vie, il vit en interactionavec ses semblables. Il existe une interdépendance entre les hommes.Ce qui fait la spécificité de la société humaine selon l’auteur, ce sont les actes d’échanges qui s’y produisent. Dans le monde animal, il n’y a jamais d’acte réel d’échange, avec mise sur le marché d’un bien, dialogue et restitution après accord passé. L’animal ne connaît, afin d’obtenir une chose qu’il voit être possédée par unautre que la force ou la plainte. Le monde humain en revanche est investi par la production et l’échange de biens. Alors que l’animal ne dépend pour sa survit que de lui même, l’homme dans sa vie quotidienne dépend, pour chacun de ses gestes, du concours d’autrui : l’individu agissant se trouve placé au carrefour d’un circuit d’échange qui de proches en proches, renvoie à l’Humanité toute entière.Néanmoins, il n’existe pas de bienveillance entre les hommes, il est alors nécessaire pour toute personne désirant voir un besoin satisfait de s’adresser à l’intérêt personnel de son interlocuteur. On ne peut obtenir des autres ce que l’on désire que si l’on est capable de leur apporter en échange de qu’ils désirent. Ainsi, cette interdépendance entre les hommes, n’est soutenue dans son mode defonctionnement par aucune visée altruiste, c’est au contraire la logique des égoïsmes( chacun ne poursuivant que son profit personnel) qui produit l’intérêt collectif de façon bien plus sûre que si l’on en avait appelé au sentiment d’Humanité de chacun.
De ce fait, apparaît la notion de « Main invisible » d’Adam Smith qui redistribue en intérêt général la somme des intérêts particuliers. Il en vades motivations souvent inavouées des individus de participer à la survivre d’autres. C’est par exemple par la volonté de bénéficier de toujours plus d’argent que le « boulanger » nous permet de satisfaire un faim, et que le « marchand de bière » nous permet d’étancher notre soif.
Il n’y a selon Adam Smith qu’un mendiant qui puisse se résoudre à attendre de la bienveillance d’autrui, celui-cin’ayant rien à offrir en retour, peut s’attendre à recevoir d’une personne qui n’attendrait rien. C’est grâce à la générosité de certains individus que le mendiant peut continuer à vivre, mais tant qu’il ne peut concourir aux intérêts d’une personne, ses propres besoins ne pourront être satisfait dès leur apparition.
Dans la société telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, il est impossible...
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