Etude dette et capital - finance

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Etude dette et capital

« Le capital est doux, la dette est dure. Le capital pardonne, la dette exige. Le capital est un coussin, la dette est une épée. » Commentez cette phrase de Bennett et Glassman (1988).

1 223 milliards d’euros. Voici la dette publique d’un Etat qui selon les dernières actualités semblerait près de la faillite. LaFrance a atteint un nouveau record, ses dépenses progressent de 20% par an. Cette dette est dure, elle devrait contraindre à l’austérité. Elle exige des mesures et un remboursement auprès des emprunteurs pour éviter la faillite. Si le capital est un coussin sur lequel on peut se reposer, la dette est une épée de Damoclès qui trône au-dessus de notre tête n’attendant parfois qu’un souffle d’air pourtomber. Voici ce qu’annoncent Bennett et Glassman. En revanche, le capital est sûr, et peut servir de filet de sécurité. Avant de détailler plus, définissons les termes importants.
Dans le cycle de financement d’une entreprise, deux types de ressources peuvent intervenir afin de financer l’actif économique :
* Le capital (les capitaux propres) : fonds des actionnaires, bénéfices du résultat netnon distribués comme dividendes. Ils financent une partie de l’investissement et servent de garantie aux créanciers.
* La dette (on réduit aux dettes financières entrant vraiment dans la politique de financement, contrairement aux dettes d’exploitation dans le cycle d’activité) : ce sont les emprunts ou obligations émises afin de se financer.
Ces ressources sont donc selon les entreprisesréparties différemment pour assurer la stabilité financière. Bennett et Glassman voient en la dette un danger et une contrainte. Nous pouvons nous poser la question suivante.

« Le recours au capital doit-il être privilégié au recours à la dette dans les choix de financement ? »

Dans un premier temps, nous verrons que le capital présente des sécurités non négligeables, alors que la dette estrisquée, ce qui justifie la citation. Néanmoins, nous étudierons, en partant de la structure financière d’entreprises d’endettées, pourquoi certaines structures préfèrent s’en remettre à leurs créanciers pour se financer. Ceci nous amènera à nous demander s’il existe une structure financière idéale, et quelles facteurs pourraient influer.

I. Les capitaux propres plutôt que la dette, une manièred’assurer l’autonomie financière

La politique de financement par capitaux propres permet de s’assurer une autonomie industrielle et financière. L’entreprise est plus stable, elle dépend moins d’acteurs extérieurs, et a des fonds disponibles en cas de problème. De plus, contrairement aux capitaux propres, les dettes engagent un remboursement futur, une rémunération (intérêts alors que lesactionnaires ne touchent de dividendes que si l’entreprise fonctionne bien) et les créanciers sont les premiers payés en cas de faillite. La dette correspond à une prise de risque (si l’entreprise ne fonctionne pas, elle ne pourra pas rembourser). Elle impose également des échéances et les entreprises endettées sont les premières à disparaître lors d’une crise.
Un financement par capitaux proprespeut se répéter au fil des années, et il contribue à accroître les capacités d’endettement et d’autofinancement. S’endetter à une période, c’est réduire sa capacité d’endettement à la période suivante. Une entreprise cherche à être moins endettée que le niveau maximum qu’elle peut atteindre pour pouvoir sauter sur les opportunités d’investissements impromptues. La flexibilité financière est donc unobjectif majeur pour une entreprise.

Ainsi la citation est justifiée, la dette est une épée risquant de nous transpercer à tout moment, le capital est un coussin, assurant tranquillité et sérénité. Il pardonne l’erreur en garantissant des fonds en cas de problème. Les capitaux propres servent également de garanties aux créanciers, les moyens de financement sont plus sûrs. La dette « exige »...
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